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Château d'eau de la Source d'Arcier à Besançon dans le Doubs

Château d'eau de la Source d'Arcier

    2 Rue Casenat25000 Besançon
Propriété de la commune
Château deau de la Source dArcier
Château deau de la Source dArcier
Château deau de la Source dArcier
Château deau de la Source dArcier
Château deau de la Source dArcier
Crédit photo : JGS25 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
200
300
400
500
600
1800
1900
2000
IIe siècle
Construction de l'aqueduc romain
Ve siècle
Destruction de l'aqueduc
20 mars 1837
Adoption du projet municipal
1850-1854
Travaux du nouvel aqueduc
1879
Conduite Saint-Jean–Griffon
1915
Traitement au chlore
1926
Inscription monument historique
1935
Usine de traitement de La Malate
2021
Inscription vestiges aqueduc romain
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château d'eau de la Source d'Arcier : inscription par arrêté du 12 avril 1926

Personnages clés

C. Convers - Maire de Besançon (milieu XIXe) Supervise les travaux des eaux.

Origine et histoire

Le château d'eau de la source d'Arcier, aussi appelé réservoir Saint-Jean, est un monument situé à Besançon, dans le département du Doubs. Construit au XIXe siècle, il s’inscrit dans un projet municipal visant à répondre aux besoins croissants en eau potable de la ville. Son emplacement, à l’angle des rues du Cingle et du Palais, marque l’ancienne place du Palais, au pied de la citadelle.

Dès le IIe siècle, les Romains captaient les eaux des sources d’Arcier via un aqueduc qui alimentait Vesontio (Besançon antique). Cet aqueduc, détruit au Ve siècle, ne fut jamais restauré. Au XIXe siècle, face à la croissance démographique, la municipalité relance le projet : en 1837, le conseil adopte la conduite des eaux d’Arcier, suivie d’études (1843-1848) et de travaux (1850-1854). Ces derniers incluent un nouvel aqueduc, deux châteaux d’eau (Saint-Jean et fort Griffon), et des conduites de distribution dans la Boucle.

Le réservoir Saint-Jean, d’une capacité de 2 266 m3, reçoit l’eau par gravité à 262,09 m d’altitude, soit 8 m au-dessus du collecteur gallo-romain. Deux conduites principales partent vers le centre-ville, traversent le pont Battant, et rejoignent le réservoir du fort Griffon. En 1879, une conduite directe entre les deux réservoirs résout les pénuries lors des pics de consommation. L’eau est chlorée dès 1915, puis traitée à l’usine de La Malate à partir de 1935.

Le monument, inscrit aux monuments historiques depuis 1926, illustre l’ingénierie hydraulique du XIXe siècle. Sa structure en maçonnerie, sans béton, repose sur une soixantaine de colonnes soutenant une couverture horizontale. Une fontaine Saint-Jean, intégrée au mur avant, et deux plaques commémoratives rappellent son histoire. L’une d’elles mentionne l’adjudication des travaux en 1850 et leur achèvement en 1854, sous le mandat du maire C. Convers.

En 2021, les vestiges de l’aqueduc romain sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques, consolidant la reconnaissance patrimoniale de ce système hydraulique bicentenaire. Le château d’eau, propriété de la commune, symbolise à la fois l’héritage antique et les innovations du XIXe siècle pour l’approvisionnement en eau de Besançon.

Liens externes

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