Conception initiale 1867 (≈ 1867)
Projet de Wilhelm Nördling pour la ligne.
1898-1903
Construction du réservoir
Construction du réservoir 1898-1903 (≈ 1901)
Réalisé selon un modèle type ferroviaire.
1983
Restauration du monument
Restauration du monument 1983 (≈ 1983)
Travaux avant son inscription officielle.
7 octobre 1991
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 7 octobre 1991 (≈ 1991)
Protection patrimoniale par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château d'eau du Lioran (cad. AB 98) : inscription par arrêté du 7 octobre 1991
Personnages clés
Wilhelm Nördling - Ingénieur concepteur
A conçu le modèle initial en 1867.
Origine et histoire
Le château d'eau du Lioran est un réservoir ferroviaire conçu pour alimenter les locomotives à vapeur de la gare du Lioran, située sur la commune de Laveissière, dans le Cantal. Construit entre 1898 et 1903, il suit un modèle type reproduit à plusieurs exemplaires sur la ligne Figeac-Arvant. Ce monument se distingue par sa tour cylindrique en maçonnerie, recouverte d’un appareil en opus incertum et percée de baies néo-romanes, surmontée d’une superstructure en bois protégeant une cuve métallique de 100 m3. Son architecture et sa fonction en font un témoignage unique de l’ère ferroviaire à vapeur en Auvergne.
Ce château d’eau est le dernier subsistant parmi ceux construits sur la ligne, après la destruction des réservoirs similaires de Murat, Saint-Jacques-des-Blats et Vic-sur-Cère. Initialement conçu par l’ingénieur Wilhelm Nördling en 1867, il fut restauré en 1983 avant d’être inscrit aux monuments historiques par arrêté du 7 octobre 1991. Son système d’alimentation par tuyauterie et ses échelles d’accès intérieure et extérieure illustrent les techniques industrielles de l’époque. Désaffecté après l’abandon de la traction vapeur, il conserve une valeur patrimoniale majeure.
La base du monument, en maçonnerie, contraste avec sa superstructure en surplomb, bardée de planches de bois pour protéger la cuve des intempéries. Ce mélange de matériaux (pierre, bois, métal) reflète les contraintes fonctionnelles et esthétiques des infrastructures ferroviaires de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Son état de conservation exceptionnel en fait un objet d’étude pour l’histoire des transports et de l’architecture industrielle en Auvergne-Rhône-Alpes.