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Château d'Ecot-la-Combe en Haute-Marne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château d'Ecot-la-Combe

    1 Rue de la Tournelle
    52700 Ecot-la-Combe
Propriété privée ; propriété d'une société privée
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Château dEcot-la-Combe
Crédit photo : Anthony Koenig - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe–XIIIe siècle
Origines médiévales
XIVe siècle
Construction des tours rondes
1490–1560
Ère des Mailly
1655
Érection en marquisat
1796–1807
Transformation classique
25 août 1994
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les trois ailes du château avec leurs tours (cad. A 162) ; façades et toitures de la porterie (cad. A 135) et des communs (cad. A 162) ; pigeonnier (cad. A 118) : inscription par arrêté du 25 août 1994

Personnages clés

Girard d'Escoz - Seigneur médiéval (XIIIe siècle) Obtient des droits de justice étendus.
Africain de Mailly - Baron d’Écot (1509–1560) Introduit l’architecture Renaissance au château.
Bazile Ignace de l’Hostel - Marquis d’Écot (XVIIIe siècle) Commande un plan du domaine en 1722.
Frères Michel - Maîtres de forge (fin XVIIIe) Transforment le château en style classique.
Henri Charles Louis de Beurges - Dernier comte propriétaire (mort en 1912) Lègue le domaine après extinction familiale.

Origine et histoire

Le château d'Ecot-la-Combe, situé à Ecot-la-Combe en Haute-Marne (Grand Est), trouve ses origines au XIe siècle comme ferme fortifiée, puis maison forte stratégique à la frontière entre le comté de Champagne et le Bassigny. Attesté dès 1172 sous le nom de « villa nomine Escaus », le site devient une forteresse « jurable et rendable » au XIIIe siècle, intégrée au réseau défensif du comte de Champagne. Les vestiges les plus anciens, comme les tours rondes du XIVe siècle et les courtines, révèlent son rôle militaire initial, marqué par des archères, canonnières et un châtelet d’entrée à double pont-levis.

Au XVe siècle, la seigneurie d’Écot est élevée au rang de baronnie par la famille de Mailly, qui introduit des éléments Renaissance, comme une loggia à l’italienne (détruite en 1796). Les Mailly, proches des ducs de Bourgogne et des rois de France, transforment le château en résidence seigneuriale, tout en conservant ses défenses. Au XVIIe siècle, la terre devient un marquisat sous les de l’Hostel, qui modernisent les communs et la basse-cour, ajoutant une porterie et un colombier. Un plan de 1722 atteste de l’étendue du domaine, incluant forge, moulin et droits seigneuriaux comme le gibet.

La Révolution française marque un tournant : les frères Michel, maîtres de forge et première fortune du département sous la Restauration, acquièrent le château après son saisie comme bien national. Entre 1796 et 1807, ils suppriment les vestiges féodaux (douves, donjon, loggia) pour lui donner un aspect classique, tout en conservant le plan médiéval en trapèze. L’intérieur est réaménagé dans un style Louis XVI tardif et Empire, avec des décors homogènes et un chauffage central innovant pour l’époque. Les Michel, sans héritiers, lèguent le domaine en 1839 aux comtes de Beurges, qui y ajoutent un jardin à l’anglaise et une orangerie.

L’architecture actuelle mêle des éléments défensifs médiévaux — comme les deux tours rondes du XIVe siècle, dotées de canonnières et de bretèches — et des transformations des XVIIIe–XIXe siècles. La tour Saint-Jacques, la courtine ouest avec ses archères, et les caves voûtées ogivales témoignent de la forteresse originale, tandis que les façades néoclassiques et les communs du XVIIe siècle illustrent les adaptations résidentielles. Le pigeonnier, la porterie et les dépendances, inscrits aux Monuments Historiques en 1994, complètent cet ensemble remarquable.

Le château conserve des traces des sept familles seigneuriales qui s’y sont succédé, des Girard d’Écot (XIe–XVe siècle) aux comtes de Beurges (XIXe siècle). Parmi les personnages marquants, Africain de Mailly (bailli de Dijon, capitaine de Langres) et Bazile Ignace de l’Hostel (marquis au XVIIIe siècle) ont laissé une empreinte durable. Les inventaires de 1790 mentionnent des pièces comme la « salle d’Henri IV », décorée de tapisseries et de portraits, reflétant le prestige des propriétaires. Aujourd’hui propriété privée, le château a reçu en 1999 le prix Barclays pour la restauration de ses façades.

Liens externes