Frise chronologique
XVe siècle
Première mention seigneuriale
Première mention seigneuriale
XVe siècle (≈ 1550)
Jean Hugeneau réside au château.
1870
Surélévation du manoir
Surélévation du manoir
1870 (≈ 1870)
Modernisation partielle du bâtiment.
16 septembre 1991
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
16 septembre 1991 (≈ 1991)
Protection des façades et communs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château ; façades et toitures des communs, y compris le four à pain (cad. XV 9) : inscription par arrêté du 16 septembre 1991
Personnages clés
| Jean Hugeneau - Seigneur du XVe siècle |
Premier occupant illustre connu. |
| Famille Talon - Propriétaires industriels |
Acquéreurs et modernisateurs du château. |
Origine et histoire
Le château d'Engayresque se dresse sur la commune de Sévérac-d'Aveyron, près du village de Novis, dans le département de l’Aveyron. Discret, il est niché dans une dépression boisée, à l’écart des regards. Son corps de logis, orienté vers l’est, présente une façade élégante flanquée de deux tours, tandis qu’à l’arrière, une ferme et des dépendances forment une cour ensoleillée. Le bâtiment principal compte onze chambres et plusieurs salles de bains, témoignant d’un confort adapté à son statut seigneurial puis bourgeois.
Le premier seigneur attesté est Jean Hugeneau, qui occupa les lieux au XVe siècle. Le domaine passa ensuite entre les mains de la famille Talon, des industriels de Saint-Geniez-d’Olt. En 1870, le manoir fut surélevé, modernisant partiellement sa structure tout en conservant son caractère médiéval. Inscrit aux monuments historiques en 1991 pour ses façades, toitures et communs (y compris un four à pain), le château reste aujourd’hui propriété de la même famille, perpétuant une lignée de cinq siècles.
Le site a également servi de décor à quatre films d’épouvante, attirés par son atmosphère mystérieuse et ses allures de château hanté. Son architecture, typique des causses du Rouergue, mêle pierre locale et dispositions pratiques, comme en témoignent les communs classés. Les sources historiques, dont les travaux du marquis de Valady (1927), soulignent son ancrage dans le patrimoine aveyronnais, entre héritage féodal et adaptations industrielles.
Malgré une localisation approximative (notée 5/10 sur Monumentum), le château conserve une aura romantique, entre mémoire seigneuriale et légendes cinématographiques. Les éléments protégés en 1991 — façades, toitures, four à pain — illustrent la volonté de préserver un ensemble cohérent, où histoire familiale et patrimoine architectural se confondent.