Reconstruction initiale 1220-1234 (≈ 1227)
Le château est reconstruit et transformé en lieu de résidence des comtes de Ferrette.
Fin du XIIe siècle
Premières traces architecturales
Premières traces architecturales Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Une chaîne d'angle en grès à bossage suggère une existence précoce du château.
1304
Mention de la chapelle
Mention de la chapelle 1304 (≈ 1304)
La chapelle dédiée à sainte Catherine est mentionnée pour la première fois.
Février 1673
Démantèlement ordonné
Démantèlement ordonné Février 1673 (≈ 1673)
Louis XIV ordonne le démantèlement du château, perdant son intérêt stratégique.
Fin du XVIe siècle
Travaux importants
Travaux importants Fin du XVIe siècle (≈ 1695)
Des travaux majeurs sont réalisés sur le château.
1898
Classement historique
Classement historique 1898 (≈ 1898)
Les ruines du château sont classées monuments historiques.
2006-2012
Restauration contemporaine
Restauration contemporaine 2006-2012 (≈ 2009)
Des chantiers de restauration et de consolidation sont menés par des bénévoles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château d'Engelbourg (ruines) : classement par arrêté du 6 décembre 1898
Personnages clés
Louis XIV
Roi de France ayant ordonné le démantèlement du château en 1673.
Mathias Poncet de la Rivière
Intendant ayant supervisé le démantèlement du château.
Sainte Catherine
Sainte à qui la chapelle du château est dédiée.
Origine et histoire du Château d'Engelbourg
Les ruines du château d'Engelbourg, situées sur le site dit de l'Engelbourg à Thann (Haut-Rhin), étaient destinées à protéger le péage de l'entrée de la vallée de la Thur et furent élevées par les comtes de Ferrette. Des indices architecturaux, comme une chaîne d'angle en grès à bossage, suggèrent une existence dès la fin du XIIe siècle ; le château paraît avoir été reconstruit après 1220 et avant 1234, puis transformé lorsqu'il devint lieu de résidence des comtes. La chapelle dédiée à sainte Catherine est mentionnée en 1304 et des travaux importants ont encore eu lieu à la fin du XVIe siècle. Après le rattachement de l'Alsace à la France, l'édifice perdit son intérêt stratégique et son démantèlement fut ordonné en février 1673 par Louis XIV ; l'intendant Mathias Poncet de la Rivière confia l'exécution à des mineurs de Giromagny. Lors des travaux, la grosse tour du donjon se souleva et se brisa en plusieurs parties, dont une retombée forma la célèbre ouverture surnommée « l'Œil de la Sorcière », nom que lui donnent encore les habitants. Les ruines, qui ont inspiré plusieurs gravures romantiques au XIXe siècle, ne subsistent aujourd'hui que comme vestiges de la forteresse. Classifiedes monuments historiques depuis 1898, elles font l'objet d'interventions contemporaines : depuis 2006, des jeunes bénévoles de l'association Études et Chantiers Grand Est effectuent des chantiers de restauration et de consolidation. Entre 2006 et 2012, des sections de murs et un dispositif défensif contre l'artillerie ont été dégagés et consolidés, et un relevé détaillé a permis une reconstitution informatique en 3D du site.
La forteresse, dans sa dernière extension, présentait un plan ovale d'environ 150 mètres de long sur 70 mètres de large, installé sur un petit mamelon à 445 mètres d'altitude et entouré d'enceintes étagées. Le cœur du site, avec son donjon et le logis attenant, remonte au XIIIe siècle ; le donjon circulaire, dit tour des Sorcières, sert de flanquement cylindrique et comporte de courtes archères et des bouches à feu ovales. Les vestiges mettent en évidence la qualité et la cohésion de certains mortiers employés à la fin du Moyen Âge, illustrée notamment par la persistance de l'« Œil de la Sorcière ».