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Château d'Esquelbecq dans le Nord

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château d'Esquelbecq

  • Allée Traversière
  • 59470 Esquelbecq
Château dEsquelbecq
Château dEsquelbecq
Château dEsquelbecq
Château dEsquelbecq
Château dEsquelbecq
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Château dEsquelbecq
Château dEsquelbecq
Château dEsquelbecq
Château dEsquelbecq
Château dEsquelbecq
Crédit photo : Stagiaire FMH derivative work: Velvet - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
11 Place Alphonse Bergerot 59470 Esquelbecq

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Premières mentions de la seigneurie
1584
Vente à Valentin de Pardieu
1590–1606
Reconstruction post-guerre
1821
Rachat par Louis Colombier-Batteur
1944
Inscription à l’Inventory MH
1987
Classement Monument Historique
2016–2018
Ouverture partielle au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château, avec ses douves, son parc, son jardin et les dépendances bâties (cad. A 592, 593, 596, 597) : classement par décret du 17 août 1987

Personnages clés

Valentin de Pardieu - Seigneur et comte d’Esquelbecq (1584–1595) Gouverneur de Gravelines, mort au siège de Doullens.
Philippe Levasseur de Guernonval - Héritier par testament (1592) Propriétaire jusqu’au XVIIe siècle.
Louis Colombier-Batteur - Industriel et restaurateur (1821) Sauve le château de la ruine.
Famille Bergerot - Propriétaires (1851–1941) Entretien primé du jardin.
Famille Tamer-Morael - Propriétaires depuis 1946 Restauration et ouverture au public.

Origine et histoire du Château d'Esquelbecq

Le château d’Esquelbecq, situé dans le département du Nord (Hauts-de-France), est l’un des derniers châteaux flamands conservés dans la région. Construit selon un plan quadrilatère avec huit tours et des pignons à pas de moineaux, il est entouré de larges douves. Le domaine s’étend sur sept hectares, incluant un jardin à la flamande (XVIIe siècle) et un parc paysager. Son architecture imposante (800 m2 habitables) domine la grand-place du village, face à une église d’origine médiévale (Xe siècle).

Les premières traces de la seigneurie remontent au XIIIe siècle, mais la reconstruction majeure du château intervient après la guerre d’indépendance des Pays-Bas (fin XVIe siècle). Les dates gravées sur le bâti (1590 sur la commanderie, 1606 sur le colombier) attestent de cette période. Le domaine passe entre les mains de familles nobles : les d’Hallewyn, puis Valentin de Pardieu (gouverneur de Gravelines, mort en 1595), qui lègue le château à son neveu Philippe Levasseur de Guernonval en 1592. La famille de Guernonval en reste propriétaire jusqu’au début du XIXe siècle, malgré des dégâts causés par la Révolution.

Au XIXe siècle, le château, en état de dégradation avancée, est racheté en 1821 par Louis Colombier-Batteur, industriel textile. Il restaure le domaine, relève la tour de guet et crée le parc paysager, doublant sa superficie. Le château passe ensuite à la famille Bergerot (1851–1941), primée pour l’entretien du jardin à compartiments. Occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, il est inscrit à l’Inventory des Monuments Historiques en 1944. Un effondrement partiel en 1984 (donjon et aile nord) le rend inhabitable, malgré son classement définitif en 1987.

Depuis les années 2000, la famille Tamer-Morael (propriétaire depuis 1946) entreprend des restaurations majeures : reconstruction de l’aile nord (années 2000), réfection des toitures (2015). En 2016, les jardins s’ouvrent au public, suivis en 2018 par une partie de l’aile nord, incluant les salons de marbre et des Quatre Saisons, accompagnés d’une exposition historique. Le château est également représenté sur un timbre français émis en 1978.

Architecturalement, le château illustre l’évolution des styles flamands, avec des éléments défensifs (douves, tours) et des aménagements paysagers des XVIIe–XVIIIe siècles. Son histoire reflète les bouleversements politiques de la région, des conflits hispano-néerlandais aux occupations militaires du XXe siècle. Aujourd’hui, il reste un témoignage rare du patrimoine castral flamand en France, en cours de valorisation touristique.

Liens externes

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