Vente des terres avoisinantes 1253 (≈ 1253)
Terres d’Étalans non cédées à Jean de Durnes.
1260–1298
Construction du château
Construction du château 1260–1298 (≈ 1279)
Initiée par Guillaume II de la Tour, archevêque de Besançon.
1639
Incendie par les Suédois
Incendie par les Suédois 1639 (≈ 1639)
Pendant la Guerre de Dix Ans.
5 août 1982
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 5 août 1982 (≈ 1982)
Inscription de la motte féodale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château des Archevêques (ruines) (cad. ZW 7, 35, 36) : inscription par arrêté du 5 août 1982, modifié par arrêté du 14 septembre 1983
Personnages clés
Guillaume II de la Tour - Archevêque de Besançon (1245–1268)
Commanditaire du château entre 1260 et 1298.
Jean de Durnes - Seigneur local
Bénéficiaire partiel de la vente de 1253.
Origine et histoire du Château d'Étalans
Le château d’Étalans, surnommé « des Archevêques », est une forteresse érigée entre 1260 et 1298 à l’initiative de Guillaume II de la Tour, alors archevêque de Besançon. Construit sur des terres non cédées lors d’une vente en 1253, il symbolisait le pouvoir épiscopal dans la région. Ses ruines, aujourd’hui réduites à une motte féodale et des fossés, révèlent une enceinte rectangulaire de 120 m sur 110 m, entourée de parapets.
En 1639, pendant la Guerre de Dix Ans, le château est incendié par les troupes suédoises, marquant son déclin. La motte féodale est classée Monument Historique en 1982, avec une modification de l’arrêté en 1983. Les fouilles et études ultérieures n’ont pu reconstituer que partiellement son aspect originel, faute de documents d’archives détaillés.
Le site, situé dans le département du Doubs (région Bourgogne-Franche-Comté), est aujourd’hui un témoignage discret de l’architecture militaire médiévale. Son histoire reflète les conflits locaux et le rôle stratégique des archevêques de Besançon, qui utilisaient ces forteresses pour contrôler leur territoire et affirmer leur autorité face aux seigneurs laïcs.