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Château d'Etampes (Tour Guinette) à Étampes dans l'Essonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château d'Etampes (Tour Guinette)

    Promenade de Guinette
    91150 Étampes
Propriété de la commune
Château dEtampes
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Château dEtampes Tour Guinette
Crédit photo : Cyrilb1881 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1140
Construction du donjon
1201–1213
Exil de la reine Ingeburge
1358
Prise par les Anglais
1589
Démantèlement partiel
1862
Classement monument historique
2020s
Appel aux dons
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour Guinette : classement par liste de 1862

Personnages clés

Louis VII - Roi de France Commanditaire du donjon vers 1140.
Ingeburge - Reine de France Exilée dans la tour (1201–1213).
Philippe Auguste - Roi de France Ajouta deux enceintes défensives.
Jean de Berry - Duc et mécène Propriétaire en 1387, inspiré les *Très Riches Heures*.
Henri IV - Roi de France Autorisa le démantèlement en 1589.
Ennio Morricone - Compositeur Y enregistra un hommage en 1976.

Origine et histoire

Le château d’Étampes, aujourd’hui réduit à sa tour Guinette, fut initialement édifié sous le règne de Robert le Pieux à l’ouest de la collégiale Notre-Dame. Le donjon actuel, de forme quadrilobée (72 m de diamètre), fut construit vers 1140 sur ordre de Louis VII, sur un plateau dominant les vallées de la Juine et de la Chalouette. Il contrôlait la route stratégique Paris-Orléans, vitale pour le domaine royal. Son emplacement, à 100 m d’altitude, offrait une position défensive idéale, renforcée par des couches géologiques stables (calcaire, grès, marne).

Au XIIe siècle, Philippe Auguste fit ajouter deux enceintes carrées reliées par des passerelles, transformant le site en une forteresse majeure. De 1201 à 1213, le donjon servit de prison à la reine Ingeburge, exilée par son époux. Le château fut ensuite disputé lors de conflits majeurs : pris par les Anglais en 1358 puis repris par Charles V, cédé à Jean de Berry en 1387, et assiégé par Jean sans Peur en 1411. Au XVe siècle, il abritera Charles le Téméraire (1465) et les reines Anne de Bretagne (1513) et Claude de France (1516).

La forteresse déclina après les guerres de Religion : en 1589, Henri IV autorisa son démantèlement par les habitants pour réutiliser les pierres. Seul le donjon échappa à la destruction. Vendue comme bien national pendant la Révolution, la tour fut partiellement rasée et transformée en carrière. Sauvée en 1859 par la ville d’Étampes, elle fut classée monument historique en 1862. Aujourd’hui, menacée par la pollution et les pigeons, elle fait l’objet d’un appel aux dons pour sa restauration.

Architecturalement, le donjon se distingue par sa structure en trèfle à quatre lobes, chacun de 7 m de diamètre, et une hauteur de 36 m. Il comportait un puits central, des salles voûtées (dont une salle d’apparat avec cheminées et alcôves), et un système défensif complexe : fossés, ponts-levis, meurtrières, et un piège (« trou de défense ») pour les assaillants. Trois enceintes successives, dotées de tours et de chapelles (comme la chapelle Saint-Laurent), protégeaient l’ensemble. La déclivité du terrain renforçait son aspect imposant.

La tour Guinette fut aussi le cadre d’anecdotes historiques : Gillette La Mercière, enfant mariée de force à l’enlumineur Pol de Limbourg (auteur des Très Riches Heures du duc de Berry), y fut incarcérée à 8 ans. Au XXe siècle, le compositeur Ennio Morricone y enregistra un hommage aux combattants de la Seconde Guerre mondiale (1976). Le château apparaît également dans le film Hannibal Lecter : Les Origines du mal.

Liens externes