Frise chronologique
XIIe siècle
Origines médiévales
Origines médiévales
XIIe siècle (≈ 1250)
Premières mentions d'un château fortifié.
1447
Achat par Johan de Nievenheim
Achat par Johan de Nievenheim
1447 (≈ 1447)
Reconstruction après la guerre de Cent Ans.
Début XVIIe siècle
Reconstruction par Warin de Nievenheim
Reconstruction par Warin de Nievenheim
Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Ajout de baies et lucarnes en pierre.
1741
Transformation en demeure de plaisance
Transformation en demeure de plaisance
1741 (≈ 1741)
Modifications par Jean-François de Lorins.
6 septembre 1914
Destruction partielle pendant la guerre
Destruction partielle pendant la guerre
6 septembre 1914 (≈ 1914)
Incendie des toitures et intérieurs.
1917-1927
Restauration post-guerre
Restauration post-guerre
1917-1927 (≈ 1922)
Reconstruction dirigée par André Ventre.
28 novembre 2011
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
28 novembre 2011 (≈ 2011)
Protection des façades et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château (corps principal et pavillons), sa parcelle d'implantation (cad AE 184), le portail d'entrée avec ses lions, les maçonneries des courtines, l'escalier ouest et les deux sphinges le gardant, les douves et le pont d'accès, ainsi que le décor intérieur du grand salon (cad. AE 184, 140) : inscription par arrêté du 28 novembre 2011
Personnages clés
| Johan de Nievenheim - Seigneur d'Étrepy (XVe siècle) |
Acheteur et reconstructeur après 1447. |
| Warin de Nievenheim - Seigneur et reconstructeur (XVIIe siècle) |
Responsable des baies et lucarnes. |
| Jean-François de Lorins - Propriétaire (XVIIIe siècle) |
Transforme le château en 1741. |
| Claude Couchot - Entrepreneur (XVIIIe siècle) |
Auteur des modifications architecturales. |
| Madame de Saint-Baslemont - Figure historique (XVIIe siècle) |
Éduquée au château jusqu’à 14 ans. |
| Marquise de Tressan - Propriétaire (XXe siècle) |
Reconstruction après la Première Guerre. |
| André Ventre - Architecte (XXe siècle) |
Dirige la restauration post-1914. |
Origine et histoire
Le château d'Étrepy, situé dans la Marne, trouve ses origines au XIIe siècle, avec des vestiges d’un ouvrage fortifié gallo-romain. Les larges douves encore visibles aujourd’hui en témoignent. Après la guerre de Cent Ans, Johan de Nievenheim, originaire de Cologne, acquiert la seigneurie en 1447 et entreprend des travaux, dont une tour en brique reste le seul vestige. Au début du XVIIe siècle, Warin de Nievenheim reconstruit le château, ajoutant des baies à bossages et des lucarnes en pierre.
En 1741, Jean-François de Lorins et son épouse Anne-Louise du Tertre transforment radicalement le château en demeure de plaisance. Ils font appel à l’entrepreneur Claude Couchot pour modifier les pavillons, ajouter des toits à la Mansart, et créer un grand salon décoré de stucs. Les murs de courtines sont supprimés, et un pont remplace l’ancien pont-levis. Le château devient alors une résidence élégante, reflétant le goût architectural du XVIIIe siècle.
Le 6 septembre 1914, le château est gravement endommagé par des projectiles incendiaires pendant la Première Guerre mondiale. Les toitures et l’intérieur du logis principal sont détruits. De 1917 à 1927, l’architecte André Ventre supervise sa restauration, permettant notamment la reconstitution des décors en stuc du grand salon grâce à des moulages conservés avant la guerre. Le château est aujourd’hui la propriété de la famille Ripert d'Alauzier.
Le château est entouré de douves alimentées par la Saulx et présente un plan rectangulaire avec une cour intérieure. Deux pavillons, l’un servant de logis et l’autre abritant une chapelle, encadrent l’entrée. Un pont franchit les douves à l’est. Le monument, partiellement classé depuis 2011, conserve des éléments architecturaux des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que des traces de son passé médiéval.
Plusieurs familles nobles se sont succédé à Étrepy, dont les Nievenheim, les Cappelet, les Davy de Chavigné, et les Morillot. Parmi les personnalités liées au château, Madame de Saint-Baslemont y fut éduquée au XVIIe siècle, tandis que la Marquise de Tressan œuvra à sa reconstruction après 1914. Ces familles ont marqué l’histoire du château par leurs transformations et leur attachement à ce patrimoine champenois.