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Propriété privée
5027 Derrière le Château 54330 Étreval
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1533
Début des corps de logis
Début des corps de logis 1533 (≈ 1533)
Ajouts nord et ouest par François de Tavagny.
Fin XVe siècle
Construction de l'enceinte fortifiée
Construction de l'enceinte fortifiée Fin XVe siècle (≈ 1595)
Six tours rondes et fossés secs.
2e moitié XVIe siècle
Aménagements des portes
Aménagements des portes 2e moitié XVIe siècle (≈ 1650)
Porte cochère et piétonne en bossage.
Vers 1940
Effondrement du logis ouest
Effondrement du logis ouest Vers 1940 (≈ 1940)
Disparition partielle des structures.
1927 et 2012
Protections Monument Historique
Protections Monument Historique 1927 et 2012 (≈ 2012)
Façades et toitures classées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades : inscription par arrêté du 19 janvier 1927 - Les toitures et les façades (cad. A 375 à 377, lieudit Derrière le Château) : inscription par arrêté du 21 décembre 2012
Personnages clés
François de Tavagny - Commanditaire des travaux
Ajouta les logis nord et ouest en 1533.
Origine et histoire du Château d'Étreval
Le château d'Étreval, situé dans le village du même nom, trouve ses origines à la fin du XVe siècle avec une enceinte rectangulaire entourée de fossés secs et flanquée de six tours rondes. Ce dispositif défensif, typique de l’époque médiévale tardive, reflétait les besoins de protection dans une région alors marquée par les tensions politiques et militaires. Les quatre tours d’angle et les deux tours centrales, positionnées sur les grands côtés, délimitaient un espace fortifié dominant le village depuis un éperon rocheux.
À partir de 1533, François de Tavagny entreprit la construction de deux corps de logis au nord et à l’ouest de l’enceinte existante, introduisant des éléments Renaissance dans l’architecture. La façade antérieure, divisée en travées inégales par des colonnes aux chapiteaux italianisants, témoigne de cette influence stylistique. La travée centrale, plus large, suggère l’emplacement d’une ancienne tour d’escalier, aujourd’hui disparue. Ce remaniement marqua une transition entre la fonction défensive originelle et une vocation résidentielle plus affirmée.
Au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, l’accès à la basse-cour fut embelli par une porte cochère et une porte piétonne ornées de bossages, renforçant le caractère monumental de l’ensemble. Cependant, les vicissitudes du temps ont profondément altéré le château : le corps de logis ouest s’effondra vers 1940, tandis que les côtés est et sud de l’enceinte ont disparu. Aujourd’hui, seul subsiste le corps principal nord, accompagné de vestiges des autres structures et d’annexes agricoles. La façade nord, sobre et défensive côté fossé, contraste avec l’élévation à deux niveaux surmontée d’un attique côté cour.
À l’intérieur, une cheminée ornée d’armoiries peintes sur sa hotte rappelle le prestige des anciens occupants. Les fossés, bien que partiellement comblés, restent visibles et soulignent l’implantation stratégique du château. Classé Monument Historique, le site conserve des éléments protégés depuis 1927 et 2012, notamment ses façades et toitures, illustrant à la fois son passé militaire et son évolution architecturale sous l’influence de la Renaissance.