Frise chronologique
1348
Droit de construire une maison forte
Droit de construire une maison forte
1348 (≈ 1348)
Origine médiévale de la seigneurie.
XVIe siècle
Construction de la tour ronde
Construction de la tour ronde
XVIe siècle (≈ 1650)
Vestige de la maison forte.
Fin XVIIe siècle
Remplacement du logis
Remplacement du logis
Fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Corps central encadré de pavillons.
XVIIIe siècle
Construction des communs
Construction des communs
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Aménagements agricoles et logements.
XIXe siècle
Exhaussement du logis
Exhaussement du logis
XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout d'un étage, décor néo-classique.
12 avril 1988
Protection partielle
Protection partielle
12 avril 1988 (≈ 1988)
Inscription des façades et éléments remarquables.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du logis, des deux ailes et de la tour ronde ; le portail d'entrée avec sa grille et la fontaine avec son bassin entouré de balustrades (cad. B 182, 183) : inscription par arrêté du 12 avril 1988
Personnages clés
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Origine et histoire
Le château d'Eyrans trouve ses origines au XIVe siècle, lorsque la seigneurie obtient en 1348 le droit d'édifier une maison forte. Aujourd'hui, il ne subsiste aucun vestige de cette construction médiévale, mais une tour ronde du XVIe siècle témoigne encore de cette époque. À la fin du XVIIe siècle, cette maison forte est remplacée par un corps de logis central sans étage, encadré de deux pavillons, marquant une transformation architecturale majeure.
Au XVIIIe siècle, l'essentiel des communs est construit, structurant le domaine autour d'une cour rectangulaire. Les dépendances abritaient alors les logements du personnel, des paysans, ainsi que des espaces agricoles comme des granges, des chais et des celliers. La tour ronde, dotée d'une cave voûtée et d'embrasures de tir, rappelle l'origine défensive du site.
Le XIXe siècle apporte d'importantes modifications : le logis est surélevé d'un étage et son intérieur est remanié dans un style néo-classique, visible encore aujourd'hui. Le château, entouré d'une grille fermant la cour, combine ainsi des éléments défensifs anciens et des aménagements résidentiels plus récents. L'ensemble est partiellement protégé depuis 1988, notamment ses façades, toitures, et la fontaine avec son bassin.
Le domaine illustre l'évolution architecturale d'une seigneurie en château résidentiel, tout en conservant des traces de ses fonctions agricoles et défensives passées. Actuellement propriété privée, son histoire reflète les transformations sociales et économiques de la Gironde sur plusieurs siècles.