Frise chronologique
1194
Charte communale de Boulogne
Charte communale de Boulogne
1194 (≈ 1194)
Signature par Renaud de Dammartin dans l’enceinte.
1222-1231
Construction de la forteresse médiévale
Construction de la forteresse médiévale
1222-1231 (≈ 1227)
Par Philippe Hurepel de Clermont, fils de Philippe Auguste.
1615
Destruction partielle
Destruction partielle
1615 (≈ 1615)
Siège ordonné par Marie de Médicis.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Achat par le seigneur de Châteaubourg.
1848
Restauration par Sir John Hare
Restauration par Sir John Hare
1848 (≈ 1848)
Séjours de Charles Dickens sur place.
1865
Construction du manoir néo-Tudor
Construction du manoir néo-Tudor
1865 (≈ 1865)
Par le capitaine Henry Guy.
1897
Développement touristique
Développement touristique
1897 (≈ 1897)
Achat par John Robinson Whitley.
1987
Cession à la commune de Condette
Cession à la commune de Condette
1987 (≈ 1987)
Début de la vocation culturelle.
2001
Création du Centre de l’Entente cordiale
Création du Centre de l’Entente cordiale
2001 (≈ 2001)
Projet du Conseil Général.
2016
Inauguration du théâtre élisabéthain
Inauguration du théâtre élisabéthain
2016 (≈ 2016)
Structure en bois primée en 2017.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Philippe Hurepel de Clermont - Comte de Boulogne, fils de Philippe Auguste |
Commanditaire de la forteresse en 1222. |
| Renaud de Dammartin - Comte de Boulogne |
Signataire de la charte communale en 1194. |
| Marie de Médicis - Reine de France |
Ordonne la destruction partielle en 1615. |
| Sir John Hare - Magistrat anglais |
Restaure les ruines en 1848. |
| Charles Dickens - Écrivain anglais |
Séjourne discrètement au château. |
| Henry Guy - Capitaine et propriétaire |
Construit le manoir néo-Tudor en 1865. |
| Helen Guy (Guy d'Hardelot) - Compositrice |
Fille d’Henry Guy, célèbre sous pseudonyme. |
| John Robinson Whitley - Entrepreneur anglais |
Développe la station balnéaire en 1897. |
| Abbé Bouly - Curé de Condette |
Propriétaire en 1934, père de la radiesthésie. |
| Roman Polanski - Cinéaste |
Tourne *Tess* au château en 1979. |
| Benoît Grécourt - Directeur général du château |
Commissaire d’expositions culturelles depuis 2001. |
| Andrew Todd - Architecte |
Conçoit le théâtre élisabéthain en 2014. |
Origine et histoire
Le château d'Hardelot trouve ses origines au XIIe siècle avec une forteresse en bois construite par les comtes de Boulogne, appelée château d’Ardrelo. En 1194, Renaud de Dammartin y signe la première charte communale de Boulogne. Le château actuel, de style néo-Tudor, est érigé au XIXe siècle sur les fondations d’une forteresse du XIIIe siècle (1222-1231), construite par Philippe Hurepel de Clermont, fils de Philippe Auguste. Ce site stratégique voit défiler troupes françaises, anglaises et bourguignonnes avant d’être détruit en 1615 par le maréchal d'Ancre sur ordre de Marie de Médicis.
Au XVIIIe siècle, le château, vendu comme bien national en 1791, est acquis par le seigneur de Châteaubourg. En 1848, l’Anglais Sir John Hare tente de restaurer les ruines médiévales, période où Charles Dickens y séjourne discrètement. En 1865, le capitaine Henry Guy construit le manoir actuel, préservant une tour du XIIIe siècle. Sa fille, Helen Guy (alias Guy d'Hardelot), y devient une compositrice renommée. Le château est ensuite transformé en lieu mondain par John Robinson Whitley (1897), qui développe la station balnéaire voisine.
Au XXe siècle, le château abrite une congrégation religieuse avant d’être cédé en 1987 à la commune de Condette. En 2001, il devient le Centre culturel de l’Entente cordiale, dédié aux relations franco-britanniques, avec un théâtre élisabéthain inauguré en 2016. Le site, entouré par la réserve naturelle du marais de Condette, allie patrimoine historique et écotourisme, accueillant chaque été le Midsummer Festival de musique classique.
L’architecture mêle une tour médiévale originale et des éléments néo-Tudor du XIXe siècle, tandis que les intérieurs, réaménagés en 2014, exposent des meubles du Mobilier national et des œuvres d’art prêtées par le Louvre. Les jardins, inspirés du style Tudor, et le théâtre en bois (primé en 2017) renforcent son attractivité culturelle. Le château a aussi servi de décor pour des films comme Tess (1979) de Roman Polanski.
Le château est au cœur d’un écosystème préservé, entre la forêt d’Hardelot au sud et les dunes d’Écault au nord. Son histoire reflète les liens complexes entre la France et l’Angleterre, de la rivalité médiévale à la coopération culturelle contemporaine.