Frise chronologique
XIVe siècle
Destruction du prieuré médiéval
Destruction du prieuré médiéval
XIVe siècle (≈ 1450)
Par Édouard Plantagenêt pendant la Guerre de Cent Ans.
1907
Construction du château
Construction du château
1907 (≈ 1907)
Commandé par Henri Cannone, pharmacien inventeur.
1944
Quartier général allié
Quartier général allié
1944 (≈ 1944)
Utilisé par l’ANCXF après le Débarquement.
1951
Intégration au lycée international
Intégration au lycée international
1951 (≈ 1951)
Devenu propriété publique et établissement scolaire.
1999-2014
Restauration après la tempête
Restauration après la tempête
1999-2014 (≈ 2007)
Cheminée et balcon réparés après effondrement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Henri Cannone - Pharmacien et commanditaire |
Inventeur des pastilles Valda, propriétaire initial. |
| Édouard Plantagenêt (Prince Noir) - Destructeur du prieuré médiéval |
Responsable de sa ruine au XIVe siècle. |
| Architecte Duchampt - Concepteur du château |
Décédé à 25 ans pendant la Première Guerre. |
| Tukojirao Holkar III - Propriétaire entre-deux-guerres |
Maharaja ayant organisé des fêtes illuminées. |
| Fernand Jacopozzi - Ingénieur en éclairage |
A illuminé les fêtes du maharaja. |
Origine et histoire
Le château d’Hennemont, situé à Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines, est une maison de notable édifiée en 1907 pour le pharmacien Henri Cannone, inventeur des pastilles Valda. Son emplacement abritait autrefois un prieuré médiéval détruit au XIVe siècle par Édouard Plantagenêt, dit le Prince Noir, lors des débuts de la Guerre de Cent Ans. Ce monument éclectique, mêlant styles néo-gothique, néo-classique et néo-renaissance, fut conçu par l’architecte Duchampt, jeune talent disparu à 25 ans pendant la Première Guerre mondiale.
Entre les deux guerres, le château appartint au maharaja Tukojirao Holkar III et à son fils Yeshwant Rao Holkar II, qui y organisèrent des fêtes illuminées par l’ingénieur Fernand Jacopozzi. Après 1944, il servit de quartier général aux forces navales alliées (ANCXF) lors de la Libération. Depuis 1951, il fait partie du lycée international de Saint-Germain-en-Laye et est devenu une propriété publique. Son architecture hybride inclut des éléments médiévaux comme un faux mâchicoulis, un chemin de ronde partiel offrant une vue à 180°, et un escalier inspiré de celui de Chambord.
La façade bicolore, en brique et pierre calcaire, contraste avec la sobriété classique de la façade nord donnant sur le jardin. La salle néo-gothique, probablement un salon privé, se distingue par sa cheminée en bois sculpté de style flamboyant et son médaillon florentin. Endommagé par la tempête de 1999 (effondrement d’une cheminée sur un balcon), le château fut restauré en 2014. Une sirène y est testée chaque premier mercredi du mois.
Le site occupe le point le plus haut de la région, entre les forêts de Mareil-Marly et de Saint-Germain-en-Laye. Depuis le chemin de ronde, la vue embrasse le Mont Valérien, la tour Eiffel et le quartier de la Défense. Le château illustre ainsi l’éclectisme architectural de l’époque, tout en portant les traces de son histoire mouvementée, des destructions médiévales à son rôle stratégique en 1944.