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Château d'Hennemont dans les Yvelines

Château d'Hennemont

    2 Résidence d'Hennemont
    78100 Saint-Germain-en-Laye

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1900
2000
XIVe siècle
Destruction du prieuré médiéval
1907
Construction du château
1944
Quartier général allié
1951
Intégration au lycée international
1999-2014
Restauration après la tempête
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Henri Cannone - Pharmacien et commanditaire Inventeur des pastilles Valda, propriétaire initial.
Édouard Plantagenêt (Prince Noir) - Destructeur du prieuré médiéval Responsable de sa ruine au XIVe siècle.
Architecte Duchampt - Concepteur du château Décédé à 25 ans pendant la Première Guerre.
Tukojirao Holkar III - Propriétaire entre-deux-guerres Maharaja ayant organisé des fêtes illuminées.
Fernand Jacopozzi - Ingénieur en éclairage A illuminé les fêtes du maharaja.

Origine et histoire

Le château d’Hennemont, situé à Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines, est une maison de notable édifiée en 1907 pour le pharmacien Henri Cannone, inventeur des pastilles Valda. Son emplacement abritait autrefois un prieuré médiéval détruit au XIVe siècle par Édouard Plantagenêt, dit le Prince Noir, lors des débuts de la Guerre de Cent Ans. Ce monument éclectique, mêlant styles néo-gothique, néo-classique et néo-renaissance, fut conçu par l’architecte Duchampt, jeune talent disparu à 25 ans pendant la Première Guerre mondiale.

Entre les deux guerres, le château appartint au maharaja Tukojirao Holkar III et à son fils Yeshwant Rao Holkar II, qui y organisèrent des fêtes illuminées par l’ingénieur Fernand Jacopozzi. Après 1944, il servit de quartier général aux forces navales alliées (ANCXF) lors de la Libération. Depuis 1951, il fait partie du lycée international de Saint-Germain-en-Laye et est devenu une propriété publique. Son architecture hybride inclut des éléments médiévaux comme un faux mâchicoulis, un chemin de ronde partiel offrant une vue à 180°, et un escalier inspiré de celui de Chambord.

La façade bicolore, en brique et pierre calcaire, contraste avec la sobriété classique de la façade nord donnant sur le jardin. La salle néo-gothique, probablement un salon privé, se distingue par sa cheminée en bois sculpté de style flamboyant et son médaillon florentin. Endommagé par la tempête de 1999 (effondrement d’une cheminée sur un balcon), le château fut restauré en 2014. Une sirène y est testée chaque premier mercredi du mois.

Le site occupe le point le plus haut de la région, entre les forêts de Mareil-Marly et de Saint-Germain-en-Laye. Depuis le chemin de ronde, la vue embrasse le Mont Valérien, la tour Eiffel et le quartier de la Défense. Le château illustre ainsi l’éclectisme architectural de l’époque, tout en portant les traces de son histoire mouvementée, des destructions médiévales à son rôle stratégique en 1944.

Liens externes