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Château d'Herbeys dans l'Isère

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style Classique

Château d'Herbeys

    Route de Tavernolles
    38320 Herbeys
Propriété privée
Château dHerbeys
Château dHerbeys
Château dHerbeys
Château dHerbeys
Château dHerbeys
Château dHerbeys
Château dHerbeys
Château dHerbeys
Château dHerbeys
Château dHerbeys
Château dHerbeys
Crédit photo : Discover38 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1393
Achat par Aimon Ier de Chissé
1343–1789
Période épiscopale
vers 1678
Transformations par Le Camus
6 octobre 1788
Suicide de Hay de Bonteville
1948–1949
Classements Monuments Historiques
1998
Rachat par un propriétaire privé
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Plafond du salon du premier étage : inscription par arrêté du 22 juin 1948 ; Salon à l'italienne dit le Dôme et salle à manger : classement par arrêté du 14 décembre 1949

Personnages clés

Lantelme de Commiers - Seigneur et constructeur Bâtit la *« Tour Carrée »* au XIVe siècle.
Aimon Ier de Chissé - Évêque de Grenoble (1393–?) Acheteur de la tour, la renomme *« castrum novum »*.
Monseigneur Le Camus - Cardinal et propriétaire (XVIIe) Transforme le château en résidence élégante.
Hay de Bonteville - Dernier évêque propriétaire Se suicide en 1788 dans le château.
Louis Piat-Desvial - Banquier et pionnier automobile Propriétaire au début du XXe siècle.

Origine et histoire

Le château d'Herbeys, surnommé « la maison des évêques », trouve ses origines au XIVe siècle comme maison forte construite par Lantelme de Commiers, appelée « Tour Carrée ». Acquise en 1393 par l'évêque Aimon Ier de Chissé, elle devient une résidence épiscopale sous le nom de « castrum novum » en 1407. Les évêques de Grenoble, aussi princes du diocèse, y résident jusqu’à la Révolution, transformant progressivement la tour en un lieu de vie plus confortable, comme sous Aymon II de Chissé (1428–1450), qui y ajoute des peintures à l’huile.

Au XVIIe siècle, le château passe à la famille Le Camus, dont Monseigneur Le Camus — « cardinal des montagnes » — entreprend d’importants travaux vers 1678 pour en faire une résidence élégante. Il acquiert des terrains, crée des jardins à la française, et ajoute un balcon en fer forgé orné de symboles épiscopaux (mitre et crosse). Ce balcon, initialement sur la façade ouest, est déplacé au sud en 1900. Le château conserve des éléments médiévaux, comme la tour carrée coiffée d’un dôme d’ardoise, et des décors intérieurs remarquables, dont des trompe-l’œil dans la « salle du Dôme ».

Le dernier évêque propriétaire, Hay de Bonteville, critiqué pour son train de vie luxueux et son rôle ambigu lors de la Journée des Tuiles (1788), se suicide dans le château le 6 octobre 1788. Au XXe siècle, le château change de mains : racheté par le banquier Louis Piat-Desvial (pionnier de l’automobile), puis par la famille Finaz, qui y installe un hôpital pour soldats blessés pendant la Première Guerre mondiale. Depuis 1998, il appartient à un propriétaire privé et n’est pas ouvert au public.

Le château compte plusieurs éléments classés Monuments Historiques : le plafond du salon du 1er étage (inscrit en 1948), le « salon à l’italienne » (dit « le Dôme ») et la salle à manger (classés en 1949). Son parc, aux jardins remarquables, est répertorié à l’Inventaire général du patrimoine culturel. La « Tour Carrée », cœur médiéval du château, et le balcon du XVIIe siècle témoignent de son évolution architecturale, entre fonction défensive et résidence d’agrément.

Liens externes