Frise chronologique
1545
Première mention écrite
Première mention écrite
1545 (≈ 1545)
Veuve Durand convoquée par Saint-Martin de Tours
1620
Hommage de Racan
Hommage de Racan
1620 (≈ 1620)
Honorat de Racan face à François Brissonnet
1648
Acquisition par Henry de Codosny
Acquisition par Henry de Codosny
1648 (≈ 1648)
Construction du pavillon central et nord
1794
Achat par Alexandre Goüin
Achat par Alexandre Goüin
1794 (≈ 1794)
Agrandissement du domaine avant revente
1808
Vente à Louis-François de Sarcé
Vente à Louis-François de Sarcé
1808 (≈ 1808)
Début d’une lignée propriétaire toujours actuelle
2009
Classement monument historique
Classement monument historique
2009 (≈ 2009)
Protection des façades, parc et dépendances
2018
Incendie du pigeonnier
Incendie du pigeonnier
2018 (≈ 2018)
Dégâts causés par la foudre
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château ; l'allée d'honneur et l'ancien pigeonnier ; la cour d'honneur et le parement maçonné du coteau qui la borde ; l'orangerie ; les façades et toitures de la grange, des écuries et du pavillon de billard entourant la cour des communs ; la terrasse ouest formant soutènement à l'arrière du château (cad. A 929, 930, 1850) : inscription par arrêté du 26 octobre 2009
Personnages clés
| François Brissonnet - Écuyer et conseiller du roi |
Constructeur du corps central (XVIe s.) |
| Honorat de Bueil de Racan - Poète baroque |
Rendit hommage féodal en 1620 |
| Henry de Codosny - Maître d’hôtel du roi |
Modernisa le château (1648) avec Madeleine Dunoyer |
| Claude Dunoyer - Chanoine de Saint-Martin |
Agrandit Hodebert (avant 1794) |
| Alexandre Goüin - Banquier et propriétaire |
Acheta et revendit le domaine (1794-1808) |
| Louis-François de Sarcé - Héritier et légataire |
Famille propriétaire depuis 1808 |
Origine et histoire
Le château d’Hodebert, situé à Saint-Paterne-Racan (Indre-et-Loire), trouve ses premières mentions au XVIe siècle. En 1545, la veuve Durand, résidente du lieu, est convoquée devant le chapitre de Saint-Martin de Tours. Le site, alors forteresse en partie rasée, est transformé par François Brissonnet, écuyer et conseiller du roi, qui érige le corps central. Au début du XVIIe siècle, Hodebert devient le siège de la justice prévôtale d’Oë : c’est là qu’en 1620, le poète Honorat de Bueil de Racan rend hommage à son suzerain, François Brissonnet.
En 1648, Henry de Codosny, maître d’hôtel du roi et conseiller privé, acquiert le domaine avec son épouse Madeleine Dunoyer. Ils construisent le pavillon central et un premier pavillon nord, modernisant l’ensemble. La famille Dunoyer conserve Hodebert jusqu’en 1794, période durant laquelle Claude Dunoyer, chanoine de Saint-Martin, agrandit le château. Après la Révolution, le banquier Alexandre Goüin et son épouse achètent le domaine en 1794, l’agrandissent (terres, bois, abbaye de La Clarté-Dieu), puis le revendent en 1808 à Louis-François de Sarcé, dont les descendants en sont toujours propriétaires aujourd’hui.
L’architecture actuelle mêle un corps de logis central du XVIIe siècle, encadré de pavillons ajoutés aux XVIIIe et XIXe siècles. Le parc, inscrit en 1944, comprend une orangerie (1875), des écuries (1872), et un coteau remodelé en terrasses percées de caves. Le château, classé monument historique en 2009, a servi de décor à des productions audiovisuelles comme La Loi de Julien ou La Rebelle (série sur George Sand). Un incendie en 2018 endommage le pigeonnier, rappelant la vulnérabilité de ce patrimoine.
Les sources mentionnent des variations orthographiques du nom (Hadebert, Hosbert) et des inventaires détaillés (1762, 1793) décrivant l’évolution des bâtiments : pressoir, boulangerie, écuries, et agrandissements successifs. Les registres cadastraux (1834) confirment l’ajout d’une bibliothèque et d’une remise à voitures. Le legs d’Eugène de Sarcé en 1890 à Robert de La Bouillerie scelle la transmission familiale jusqu’à aujourd’hui.