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Château d'Is dans l'Aveyron

Aveyron

Château d'Is


    12850 Onet-le-Château

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1800
1900
2000
XIIe siècle
Origines cisterciennes
XIVe siècle
Ajout de la tour
1811
Rachat par Cabrol
1850
Transformation néo-Renaissance
1990
Acquisition par les Cazelles
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre Cabrol de Mouté - Propriétaire en 1811 Rachète le domaine après la Révolution.
Louis Marie Frédéric de Roquefeuil - Transformateur du château Modernise la ferme en 1850.
Gustave Solanet - Mégissier et propriétaire En fait sa demeure d’été.
Famille Cazelles - Propriétaires depuis 1990 Préserve le patrimoine cistercien.

Origine et histoire

Le château d'Is trouve ses origines au XIIe siècle, lorsque ses parties les plus anciennes furent édifiées comme grange de l’abbaye cistercienne de Bonnecombe. Ce domaine s’étendait sur 200 hectares, jusqu’aux rives de l’Aveyron, et servait de lieu de stockage et d’exploitation agricole. La tour de guet, ajoutée au XIVe siècle, renforçait son rôle défensif et stratégique, situé entre la voie romaine Rodez-Cahors et une draille de transhumance.

Sous le régime de la commende, le domaine périclita faute de vocations religieuses, échappant de peu à la démolition avant d’être vendu comme bien national pendant la Révolution. En 1811, Pierre Cabrol de Mouté le rachète, marquant le début d’une série de changements de propriétaires. En 1850, Louis Marie Frédéric de Roquefeuil le transforme en château néo-Renaissance, modernisant la ferme médiévale en résidence aristocratique.

Au XIXe siècle, Gustave Solanet, mégissier à Millau, en fait sa demeure d’été et agrandit les dépendances agricoles pour les céréales et l’élevage. Transmis à son petit-fils Aymar Solanet en 1967, le château est finalement vendu en 1990 à la famille Cazelles. Depuis, l’association Cisterciens en Rouergue y perpétue la mémoire des moines, en valorisant son patrimoine architectural et historique.

L’architecture du château reflète ces strates temporelles : l’arche médiévale de l’entrée, la tour carrée Renaissance, et le logis remanié en 1850. Les façades sud, ornées de larmiers, et les vastes dépendances agricoles témoignent de son adaptation aux besoins économiques et résidentiels des XIXe et XXe siècles. Le site reste un exemple rare de transition entre domaine monastique, ferme, et château résidentiel.

Liens externes