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Château d'O à Montpellier dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style néo-classique et palladien

Château d'O à Montpellier

  • Rond-point du Château-d'Ô
  • 34000 Montpellier
Château dO à Montpellier
Château dO à Montpellier
Château dO à Montpellier
Château dO à Montpellier
Château dO à Montpellier
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Château dO à Montpellier
Château dO à Montpellier
Château dO à Montpellier
Château dO à Montpellier
Château dO à Montpellier
Crédit photo : Vpe - Sous licence Creative Commons
Propriété du département
34000 Montpellier, Rond-point du Château-d'Ô

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
vers 1730
Transformation en maison des champs
1743
Acquisition par Saint-Priest
1762
Travaux hydrauliques
1906
Acquisition par le Conseil général
16 août 1922
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades extérieures, parc et ouvrages d'art : classement par arrêté du 16 août 1922

Personnages clés

Jean-Emmanuel de Guignard, vicomte de Saint-Priest - Intendant du roi en Languedoc Commanditaire des travaux du château.
Charles Gabriel Le Blanc - Architecte montpelliérain Concepteur de l’édifice actuel.
Jean Antoine Giral - Architecte-paysagiste Dessinateur des jardins et du parc.

Origine et histoire du Château d'O

Le château d’Ô est une folie (résidence de plaisance) construite au milieu du XVIIIe siècle à Montpellier, dans l’Hérault. À l’origine simple domaine agricole, il est transformé vers 1730 en maison des champs, puis profondément remanié après 1743 par Jean-Emmanuel de Guignard, vicomte de Saint-Priest, alors intendant du roi en Languedoc. L’architecte montpelliérain Charles Gabriel Le Blanc conçoit l’édifice actuel, tandis que Jean Antoine Giral dessine les jardins, intégrant parterres de buis, bosquets et un vaste bassin destiné à des fêtes nautiques.

En 1762, le vicomte de Saint-Priest commande des travaux hydrauliques pour agrémenter le parc de fontaines, vasques et un bassin central, où une légende locale évoque la perte de l’anneau pastoral de l’évêque de Montpellier lors d’une fête nocturne. Le domaine, épargné par la Révolution, devient propriété épiscopale de 1821 à 1905, avant d’être acquis en 1906 par le Conseil général de l’Hérault.

Classé monument historique en 1922 pour ses façades, son parc et ses ouvrages d’art, le château d’Ô abrite aujourd’hui un pôle culturel majeur : un théâtre de 230 places, un amphithéâtre de 1 800 places et une salle de spectacle de 600 places. Le parc, restauré, conserve ses éléments d’origine comme les pins d’Alep, les buis taillés et les vestiges des jeux d’eau, témoins de son passé festif.

L’édifice se distingue par sa simplicité architecturale, avec un avant-corps central animant une façade à étage noble sur rez-de-jardin. Le fronton, percé d’oculus à la manière méridionale, surmonte un toit de tuiles creuses. Le bassin, aujourd’hui vide, rappelait autrefois les naumachies (représentations navales) organisées pour les hôtes de marque, illustrant le faste des résidences aristocratiques languedociennes au siècle des Lumières.

Passé entre diverses mains, le domaine doit son nom aux travaux hydrauliques du vicomte de Saint-Priest, qui y fit creuser un bassin en forme de « O ». Les sources historiques, comme les écrits d’Albert Leenhardt (1931) ou les archives départementales, soulignent son rôle de lieu de réception et de représentation du pouvoir intendantal en Languedoc.

Liens externes

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