Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification sur site fossoyé avec motte castrale.
4e quart XVe siècle
Reconstruction du château
Reconstruction du château 4e quart XVe siècle (≈ 1587)
Devenu résidence de Marguerite de Navarre.
milieu XIXe siècle
Transformation style troubadour
Transformation style troubadour milieu XIXe siècle (≈ 1950)
Rénovation par Auguste Virebent en terre cuite.
2006
Protection Monument Historique
Protection Monument Historique 2006 (≈ 2006)
Inscription des façades et du site fossoyé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château ainsi que la totalité du sol de la parcelle d'assiette constituant le site médiéval fossoyé d'Odos (motte castrale portant le château et son fossé, plate-forme nord portant les communs) : inscription par arrêté du 27 février 2006
Personnages clés
Marguerite de Navarre - Résidente illustre
Y vécut jusqu’à sa mort.
Auguste Virebent - Architecte
A redessiné le château style troubadour.
Origine et histoire du Château d'Odos
Le château d'Odos est établi sur un site médiéval fossoyé, combinant une motte castrale, un fossé et une basse-cour. Ce type d’aménagement défensif, typique du Moyen Âge, reflète les préoccupations stratégiques de l’époque, où les seigneurs locaux cherchaient à contrôler leur territoire tout en se protégeant des conflits fréquents. La présence d’une motte suggère une origine ancienne, probablement liée à une famille seigneuriale ou à une autorité locale cherchant à affirmer son pouvoir.
Reconstruit à la fin du XVe siècle, le château d'Odos devint brièvement la résidence de Marguerite de Navarre jusqu’à sa mort. Cette période marque un tournant dans son histoire, associant le lieu à une figure majeure de la Renaissance française, connue pour son mécénat et son influence culturelle. Le monument conserve ainsi une trace de cette époque charnière entre Moyen Âge et temps modernes.
Au milieu du XIXe siècle, le château fut profondément transformé par l’architecte Auguste Virebent, qui lui donna un aspect « troubadour » en l’enveloppant d’un décor de terre cuite. Ce style romantique, inspiré d’une vision idéalisée du Moyen Âge, était alors en vogue parmi l’aristocratie et la bourgeoisie. Virebent, spécialiste de ce type de restauration, a ainsi redessiné la silhouette du château, mêlant héritage médiéval et esthétique pittoresque.
Les façades et toitures du château, ainsi que l’ensemble du site médiéval fossoyé (motte, fossé et plate-forme nord), sont protégés depuis 2006 au titre des Monuments Historiques. Cette inscription souligne la valeur patrimoniale du lieu, à la fois pour son architecture et pour son histoire, tout en préservant les vestiges de son passé défensif et résidentiel.