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Château d'Ollainville dans l'Essonne

Château d'Ollainville

  • 7 Rue de la Source
  • 91340 Ollainville
Pl. de l'Orangerie, 91340 Ollainville, France

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1570
Acquisition par René Crespin
1571
Benoist Milon devient seigneur
1576
Achat par Henri III
1595
Don à Catherine de Bourbon
1600
Vente à François de La Grange
1789
Propriété du duc de Castries
1790
Tentative de saccage révolutionnaire
1831
Démolition du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Henri III - Roi de France (1574–1589) Propriétaire et résident du château.
Benoist Milon - Seigneur d'Ollainville, trésorier des guerres Constructeur et vendeur à Henri III.
Catherine de Bourbon - Duchesse de Bar, sœur d'Henri IV Propriétaire de 1595 à 1600.
François de La Grange - Seigneur de Montigny, chevalier des ordres Acheteur en 1600 après Catherine.
Michel de Marillac - Conseiller d'État (XVIIe siècle) Propriétaire, embellit les jardins.
Duc de Castries - Maréchal de France (XVIIIe siècle) Dernier grand propriétaire avant 1789.

Origine et histoire

Le château d'Ollainville, aussi appelé château de Brière, était un domaine seigneurial situé dans l'actuelle commune d'Ollainville (Essonnes), autrefois rattaché à Bruyères-le-Châtel. Initialement propriété de la famille de Baillon au XVIe siècle, il fut acquis en 1570 par René Crespin, seigneur du Gast, avant d'être échangé un mois plus tard à Benoist Milon, trésorier des guerres. Ce dernier, anobli par sa charge, fit construire un château clos de fossés, doté de jardins, de terres agricoles et de moulins, transformant le domaine en une seigneurie prospère.

En 1576, le roi Henri III acheta le château à Benoist Milon pour 50 000 livres tournois et en fit une résidence de campagne. Il y séjourna à plusieurs reprises, y signa des édits royaux, et y reçut son frère, le duc d'Alençon, en 1576. Le domaine, richement meublé et embelli, devint un lieu de pouvoir et de réconciliation politique. Après la mort d'Henri III en 1589, le château passa à Henri IV, qui l'offrit en 1595 à sa sœur, Catherine de Bourbon, duchesse de Bar, avant qu'elle ne le vende en 1600.

Au XVIIe siècle, le château changea plusieurs fois de mains : acquis par François de La Grange en 1600, il fut ensuite possédé par Michel de Marillac, conseiller d'État, qui y ajoutait terrasses et jardins réguliers. Au XVIIIe siècle, il appartint successivement à la duchesse de Lauzun, au receveur Boucaud, puis au maréchal duc de Castries, qui l'agrandit en 1782. Confisqué pendant la Révolution, il échappa de peu à la destruction en 1790 grâce à l'intervention de la Garde Nationale, mais fut finalement démoli en 1831.

Aujourd'hui, il ne reste du château que des soubassements visibles aux Terrasses du château, une ancienne orangerie transformée en ferme, et des grottes dites à l'italienne édifiées au XVIIe siècle dans le parc. Ces vestiges, ainsi que les pavillons des gardes restaurés, rappellent l'importance historique de ce domaine, autrefois lieu de pouvoir royal et de vie seigneuriale.

Les archives mentionnent également des éléments architecturaux remarquables, comme des fossés en eau, des tours rondes aux angles du château carré, et des dépendances agricoles (pressoirs, bergeries, moulins). Le domaine était aussi doté de droits seigneuriaux complets, incluant haute, moyenne et basse justice, ainsi que des revenus tirés des terres et des cens.

Liens externes

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