Construction initiale Fin du Moyen Âge / Renaissance (≈ 1213)
Par la famille d'Oraison, période incertaine
1720
Rachat par les Fulque
Rachat par les Fulque 1720 (≈ 1720)
Transformation majeure du château
1806
Vente à des particuliers
Vente à des particuliers 1806 (≈ 1806)
Ajout d’un étage pour magnanerie
1868
Études de Louis Pasteur
Études de Louis Pasteur 1868 (≈ 1868)
Recherches sur les maladies du ver à soie
Années 1950
Usine de cartes postales
Usine de cartes postales Années 1950 (≈ 1950)
Réaffectation temporaire du bâtiment
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Famille d'Oraison - Constructeurs initiaux
Propriétaires à l’origine du château
Famille de Fulque - Transformateurs du château
Acquéreurs en 1720, marquis d’Oraison
Louis Pasteur - Scientifique
Étudia les vers à soie en 1868
Origine et histoire
Le château d'Oraison est un édifice construit à la fin du Moyen Âge ou pendant la Renaissance par la famille d'Oraison, dans la commune actuelle des Alpes-de-Haute-Provence. Situé en plein cœur de la ville, il incarne l’architecture seigneuriale de cette période charnière, bien que ses origines exactes restent floues. Son histoire est marquée par des transformations majeures après son rachat en 1720 par la famille de Fulque, originaire de Valensole, qui en fit un symbole de leur marquisat.
Au XVIIIe siècle, le château subit d’importants remaniements sous l’égide des Fulque, qui le conservèrent jusqu’après la Révolution française. Vendu en 1806 à des particuliers locaux, il fut surélevé d’un étage pour accueillir une magnanerie (élevage de vers à soie), attisant l’intérêt de Louis Pasteur en 1868 pour ses études sur les maladies de ces insectes. Ce lieu, autrefois dédié à la sériciculture, devint plus tard un site industriel éphémère dans les années 1950, abritant une fabrique de cartes postales.
L’architecture du château reflète ces strates historiques : structure médiévale ou renaissante remaniée, étage ajouté pour la magnanerie, et réaffectations successives. Son rôle économique évolua avec les besoins locaux, passant d’une résidence aristocratique à un espace productif, avant de s’inscrire dans la mémoire collective comme un témoin des mutations industrielles et scientifiques de la région.