Frise chronologique
1336
Mariage seigneurial
Mariage seigneurial
1336 (≈ 1336)
Jeanne d'Ars épouse Guillaume de Brémond, seigneurs de Balanzac.
Début XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Logis et échauguettes édifiés.
1652
Refuge villageois
Refuge villageois
1652 (≈ 1652)
Population protégée dans le château fortifié.
Après 1703
Modification toiture
Modification toiture
Après 1703 (≈ 1703)
Brisis et ardoises remplacent les tuiles.
16 avril 1957
Première inscription MH
Première inscription MH
16 avril 1957 (≈ 1957)
Façades et toitures classées.
4 octobre 1994
Extension inscription MH
Extension inscription MH
4 octobre 1994 (≈ 1994)
Enceinte, chapelle, puits et communs protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade principale et les deux façades latérales du château, les toitures correspondantes (cad. D 4, 5) : inscription par arrêté 16 avril 1957 ; Château, avec ses boiseries et sa galerie, les bâtiments de communs, le puits, l'enceinte avec ses tours et sa chapelle, ainsi que le sol de la parcelle (cad. D 5) : inscription par arrêté du 4 octobre 1994
Personnages clés
| Jeanne d'Ars - Dame de Balanzac |
Fille de Gombaud d'Ars, épouse Guillaume de Brémond en 1336. |
| Guillaume de Brémond - Seigneur de Balanzac |
Époux de Jeanne d'Ars en 1336. |
| Gombaud II ou III d'Ars - Seigneur d'Ars et Balanzac |
Père de Jeanne d'Ars, cité en 1336. |
Origine et histoire
Le château de Balanzac, situé dans le village éponyme en Charente-Maritime (Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines au début du XVIe siècle, comme en témoignent ses échauguettes et sa tour d'escalier polygonale. Son enceinte ovale, ponctuée de tours carrées et d'une chapelle, reflète une vocation défensive attestée dès 1336 par des alliances seigneuriales, puis confirmée en 1652 lorsque la population locale s’y réfugie. Les modifications du XVIIIe siècle, comme le brisis de la toiture ou les boiseries intérieures, marquent une évolution vers le confort résidentiel.
L’architecture du château combine des éléments militaires (contreforts massifs, tourelles en encorbellement) et des aménagements civils, comme le puits couvert d’une coupole de pierre au centre de la cour. La tour hexagonale centrale, abritant un escalier à vis, illustre l’influence des logis Renaissance, tandis que la galerie du XVIIIe siècle, aux ouvertures en demi-cercle, révèle des ajouts ultérieurs. L’ensemble, inscrit aux monuments historiques en 1957 puis 1994, inclut aussi des communs, une chapelle et des vestiges de fortifications.
Le site est représentatif des transformations des châteaux forts en résidences seigneuriales entre Moyen Âge et époque moderne. Son histoire est liée à des familles nobles comme les Brémond, mentionnés dès 1336 avec le mariage de Jeanne d’Ars et Guillaume de Brémond, seigneurs locaux. Les modifications des XVIIe et XVIIIe siècles (ardoises remplaçant les tuiles, aménagement des combles) soulignent l’adaptation aux besoins de confort, tout en conservant des traces de son rôle protecteur pour le village.
Classé monument historique pour ses façades, toitures et éléments intérieurs (boiseries, cheminées), le château de Balanzac incarne aussi l’évolution des systèmes défensifs ruraux. Son enceinte, bien que partiellement conservée, et sa chapelle du XVIe siècle rappellent les enjeux stratégiques de la région, tandis que les communs du XVIIIe siècle témoignent d’une organisation domestique plus élaborée, typique des grandes demeures d’Ancien Régime.