Frise chronologique
Fin XIe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon
Fin XIe siècle (≈ 1195)
Donjon rectangulaire sur le rocher.
XIIIe siècle
Agrandissement du château
Agrandissement du château
XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout de deux corps de bâtiment.
1576
Paix des États du Vivarais
Paix des États du Vivarais
1576 (≈ 1576)
Signature au château de la Borie.
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1793 (≈ 1793)
Achat par Louis Mollier pour 625 livres.
1927
Classement monument historique
Classement monument historique
1927 (≈ 1927)
Inscription à l’inventaire supplémentaire.
2002-2019
Période de chambres d’hôtes
Période de chambres d’hôtes
2002-2019 (≈ 2011)
Restauration puis fermeture définitive.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château : inscription par arrêté du 31 mai 1927
Personnages clés
| Pons de Balazuc - Premier seigneur connu |
Mort en 1099 à la première croisade. |
| Géraud de Balazuc - Père de Pons |
Participa à la première croisade. |
| Louis Mollier - Acquéreur révolutionnaire |
Acheta le château en 1793. |
| Comte de Vogüé - Ancien propriétaire |
Fuit à la Révolution. |
| Daniel et Virginie Boulenger - Restaurateurs (2002) |
Transformèrent le château en chambres d’hôtes. |
Origine et histoire
Le château de Balazuc trouve ses origines à la fin du XIe siècle avec la construction d’un donjon rectangulaire de trois étages, érigé sur un rocher par les seigneurs de Balazuc, suzerains du Bas-Vivarais. Ce donjon initial, intégré aux remparts du village, fut agrandi aux XIIe et XIIIe siècles par l’ajout de deux corps de bâtiment. Les modifications se poursuivirent aux XIVe et XVe siècles, marquées par l’ouverture de fenêtres à meneaux et l’aménagement d’une grande cheminée dans le salon, reflétant l’évolution des besoins résidentiels et défensifs.
Durant les guerres de Religion (XVIe siècle), les seigneurs de Balazuc, restés fidèles au roi de France, maintinrent le village dans le catholicisme au milieu d’une région majoritairement protestante. Le château joua un rôle diplomatique en 1576, accueillant la signature de la paix entre les factions catholiques et protestantes des États du Vivarais. Cette période illustre son importance stratégique dans une région déchirée par les conflits religieux.
La Révolution française marqua un tournant pour le château : confisqué comme bien national en 1793, il fut vendu pour 625 livres à Louis Mollier, qui le convertit en corps de ferme. Au XIXe siècle, il devint une magnanerie, profitant de l’essor de la sériciculture en Ardèche. Classé monument historique en 1927, il tomba en ruines avant d’être restauré au XXIe siècle par des propriétaires privés, passant successivement de chambres d’hôtes (2002-2019) à une résidence privée en 2020.
La seigneurie de Balazuc, attestée dès le XIe siècle, contrôlait un vaste domaine s’étendant de Largentière à Pont-Saint-Esprit, incluant châteaux, églises et hôpitaux. Pons de Balazuc, premier seigneur connu, périt en 1099 lors de la première croisade. La famille exerçait la justice royale, surveillait les routes et les gués, et marqua durablement le paysage architectural et politique du Vivarais.
L’architecture du château révèle ses transformations successives : le donjon primitif du XIe siècle, les ajouts médiévaux, et les aménagements Renaissance comme les fenêtres à meneaux. Sa position dominante sur une falaise surplombant l’Ardèche en fit un point de contrôle stratégique, tandis que son intégration au tissu villageois, aujourd’hui classé parmi les Plus Beaux Villages de France, témoigne de son rôle central dans l’histoire locale.