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Château de Barbarin à Revel-Tourdan dans l'Isère

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Barbarin

  • 780 Route de Pisieu
  • 38270 Revel-Tourdan
Château de Barbarin
Château de Barbarin
Château de Barbarin
Château de Barbarin
Château de Barbarin
Château de Barbarin
Château de Barbarin
Crédit photo : vue aérienne d'un drone par le propriétaire du châ - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
38270 Revel-Tourdan, 780 Route de Pisieu

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1441
Agrandissement par Saussac
XIVe siècle
Construction initiale
1566
Acquisition par Saint-Julien
1728–1732
Aménagements classiques
1984
Séparation des terres
2011
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures, l'escalier et la pièce ornée de peintures du premier étage du château, ainsi que les façades et toitures des deux pavillons de la terrasse et les parcelles AH 99, 224, 225 de la propriété de Barbarin : inscription par arrêté du 27 octobre 2011

Personnages clés

François de Revel - Seigneur fondateur (XIVe) Érige la tour quadrangulaire initiale.
Josserand de Saussac - Baron du Velay (XVe) Agrandit la maison forte en 1441.
Octavien Emé de Saint-Julien - Président du parlement (XVIe) Ajoute tour ronde et cour (1586).
Laurent Joseph Emé de Saint-Julien - Marquis de Marcieu (XVIIIe) Transforme le domaine en résidence.
Philippe Seigle - Propriétaire depuis 1993 Restaure et ouvre au public.

Origine et histoire du Château de Barbarin

Le château de Barbarin est une ancienne maison forte érigée au XIVe siècle sur les hauteurs de Revel (aujourd’hui Revel-Tourdan, Isère). Construite en pierre de molasse et galets, cette tour quadrangulaire servait d’abord d’observatoire militaire pour surveiller la plaine de la Bièvre et alerter le château voisin de Revel. Son fondateur, François de Revel, seigneur du fief, en fit un point stratégique lié à la famille de Revel, détentrice des lieux depuis 1077. La structure initiale, sur fossé sec, évoluera avec des adjonctions successives jusqu’au XVIIIe siècle.

Au XVe siècle, la maison forte est agrandie par Josserand de Saussac et son épouse Marie de Rousillon, qui ajoutent une haute et basse cour ainsi que deux salles peintes. Le site passe ensuite entre les mains de la famille de Saint-Julien : en 1566, Octavien Emé de Saint-Julien, président du parlement du Dauphiné, y appose sa marque architecturale avec une tour ronde et une cour, malgré un long procès pour sa possession. Les décorations intérieures (stucs, peintures murales rouge orangé) datent partiellement de cette époque.

Les XVIIe–XVIIIe siècles transforment Barbarin en domaine d’agrément. Laurent Joseph Emé de Saint-Julien perce 23 fenêtres sur la façade sud, aménage des jardins en terrasses et construit une grange à trois nefs (1728–1732). Vendue en 1745 pour 500 000 livres à Pierre Hilaire de Lamalétie, trésorier de France, la propriété change plusieurs fois de mains avant d’être scindée en 1984 : le château est alors séparé de ses terres pour la première fois. Après des décennies d’abandon, il est restauré depuis 1993 par Philippe Seigle, qui y développe des activités culturelles et touristiques.

Aujourd’hui propriété privée ouverte au public, Barbarin est protégé depuis 2011 (inscription MH pour ses façades, toitures, escalier et peintures du premier étage). L’association Gens de Barbarin y organise visites, chambres d’hôtes et animations, intégrant le site au réseau des châteaux Alpes-Isère et aux Journées du Patrimoine. Son histoire reflète les mutations d’une maison forte, du moyen âge à la Renaissance, en passant par son rôle de résidence seigneuriale puis de domaine agricole.

Architecturalement, le château conserve des traces de ses phases successives : la tour quadrangulaire médiévale (XIVe), le logis rectangulaire (XVe), et la tour d’angle défensive (avant 1586) avec bouches à feu. Les intérieurs révèlent un plafond à la française, des stucs, et des peintures murales redécouvertes en 2009. Les dépendances (grange, écurie, colombier) témoignent de son passé agricole, tandis que les jardins et pavillons illustrent son âge classique.

Liens externes

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