Première mention du seigneur 1303 (≈ 1303)
Sommé par Philippe le Bel de rejoindre l’armée.
XVe siècle (début)
Construction du logis actuel
Construction du logis actuel XVe siècle (début) (≈ 1515)
Remplacement de la forteresse détruite pendant la guerre de Cent Ans.
1666
Vente du domaine
Vente du domaine 1666 (≈ 1666)
Décès de Charles de Barbezières, début des changements de propriétaires.
1699
État de ruine
État de ruine 1699 (≈ 1699)
Toitures refaites mais dégradations persistantes.
27 février 1925
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 27 février 1925 (≈ 1925)
Protection officielle du château et de ses éléments architecturaux.
1981
Sauvetage du château
Sauvetage du château 1981 (≈ 1981)
Rachat et début des travaux de restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château : inscription par arrêté du 27 février 1925
Personnages clés
Philippe le Bel - Roi de France
A convoqué le seigneur de Barbezières en 1303.
Charles de Barbezières - Dernier seigneur propriétaire
Sa mort en 1666 entraîne la vente du domaine.
Origine et histoire du Château de Barbezières
Le château de Barbezières, mentionné dès 1303 comme fief relevant du seigneur local, fut initialement une forteresse détruite pendant la guerre de Cent Ans. Une nouvelle demeure fut construite à proximité au début du XVe siècle, marquant le passage d’une structure défensive à un logis résidentiel. Ce bâtiment, de plan rectangulaire avec une tour ronde coiffée d’une poivrière et une tour carrée abritant un escalier à vis, reflète l’architecture civile de la fin du Moyen Âge. Les fenêtres à meneaux et les cheminées du XVe siècle, encore conservées, témoignent de cette époque.
Après la mort de Charles de Barbezières en 1666, le domaine changea plusieurs fois de mains (famille Brouillac, Babin, d’Escoubleau de Sourdis, puis Faure de Rencureau). Déjà en ruine partielle en 1699, le château subit des effondrements de toiture au début du XXe siècle. Sauvé en 1981 après son rachat, il avait été inscrit aux Monuments Historiques dès le 27 février 1925 pour son intérêt patrimonial. Les caves voûtées, les pignons ornés de crochets et fleurons, ainsi que la cour séparant le logis des anciennes écuries, complètent son dispositif architectural.
L’édifice illustre l’évolution des châteaux forts en résidences seigneuriales à la fin du Moyen Âge, tout en portant les traces des transformations ultérieures. Son inscription précoce (1925) souligne sa valeur historique, malgré les dégradations subies avant sa restauration récente. La tour cylindrique, élément défensif résiduel, et les décors intérieurs (cheminées, escaliers) en font un exemple caractéristique des logis nobles charentais de cette période.