Fondation du prieuré Ve siècle (≈ 550)
Création du prieuré par l'abbé Lautein.
888
Destruction viking
Destruction viking 888 (≈ 888)
Le prieuré est ruiné par les invasions vikings.
IXe siècle
Rétablissement du prieuré
Rétablissement du prieuré IXe siècle (≈ 950)
Le prieuré est rétabli par saint Bernon.
Xe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église Xe siècle (≈ 1050)
L'église romane actuelle est édifiée.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1791 (≈ 1791)
Le prieuré est vendu pendant la Révolution.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des façades et la toiture, sauf façades et toitures de l'écurie en appentis au Sud et du petit appentis dans l'angle Nord-Ouest de la cour ; parties XVe siècle-XVIe siècle de l'aile Sud, ainsi que la cheminée XVIIe siècle à l'étage ; grande cave de l'aile Ouest (cad. 1986 AI 1, 3 à 7, 346, 347) : inscription par arrêté du 7 juillet 1989
Personnages clés
Lautein
Abbé fondateur du prieuré au Ve siècle.
Saint Bernon
Abbé ayant rétabli le prieuré après les invasions vikings.
Laurent
Abbé de l'abbaye Saint-Symphorien d'Autun, mentor de Lautein.
Origine et histoire du Château de Baume
Le Château de Baume, dit le Prieuré, est un ancien prieuré bénédictin en ruine situé à Saint-Lothain, près de Poligny dans le Jura, en Franche-Comté. Il a été fondé au Ve siècle par l'abbé Lautein (v. 448-518). Lautein, né à Autun et moine de l'abbaye Saint-Symphorien d'Autun sous la direction de l'abbé Laurent, obtint la permission de vivre en ermite à Saint-Lothain. Le village, d'origine celte (Séquanes) et autrefois appelé Silèze ou Salèce, avait subi des destructions lors des invasions entre les IVe et VIe siècles. Installé dans les bois au sommet du village, sur l'emplacement d'un ancien temple et cimetière païen, Lautein mena une vie austère et fut rapidement rejoint par de nombreux disciples. Il fonda le prieuré de Saint-Lothain, placé sous le vocable de Saint-Martin, qui aurait rassemblé jusqu'à soixante-dix moines. Face à cet accroissement, il créa rapidement un second prieuré dédié à saint Symphorien d'Autun à Maximiacus (actuel Buvilly) pour accueillir une quarantaine de moines. Vers 888, les deux établissements furent ruinés par les invasions vikings, puis le prieuré de Saint-Lothain fut rétabli par saint Bernon, abbé de l'abbaye Saint-Pierre de Baume-les-Messieurs. Le monastère adopta la règle bénédictine et passa sous la dépendance successive de l'abbaye de Baume-les-Messieurs, puis de l'abbaye de Cluny et de l'ordre clunisien. En 1791, pendant la Révolution, la maison prieurale et le domaine furent vendus comme biens nationaux. Peu de bâtiments subsistent aujourd'hui : quelques constructions privées en mauvais état, des vestiges d'autres bâtiments et d'importantes caves voûtées qui attestent de l'exploitation historique du vignoble par les moines. Aucune trace connue ne subsiste du prieuré de Buvilly. L'actuelle crypte conserve l'autel, un sarcophage mérovingien et les reliques de Lautein, et la crypte ainsi que la maison prieurale datent du IXe siècle, tandis que l'église romane actuelle remonte au Xe siècle.