Château de Baville à Saint-Chéron dans l'Essonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Louis XIII

Château de Baville

  • Parc de Baville
  • 91530 Saint-Chéron
Château de Baville
Château de Baville
Château de Baville
Château de Baville
Château de Baville
Château de Baville
Crédit photo : Attaleiv - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1559
Achat de la terre
1625-1629
Construction du château
1677
Ajout des ailes
1769
Construction des communs
1816
Transformation des jardins
1817
Acquisition par Pruvost de Saulty
1990
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Domaine de Baville : château, toutes ses dépendances, les deux parcs clos de murs et leurs fabriques (cad. A 82, 83, 107, 109 à 113) : inscription par arrêté du 22 octobre 1990

Personnages clés

Charles de Lamoignon Acheteur de la terre de Basville en 1559.
Chrétien de Lamoignon Conseiller au Parlement de Paris, commanditaire du château.
Michel Villedo Maître-maçon ayant conduit les travaux du château.
Guillaume Ier de Lamoignon Marquis de Basville, hôte de personnalités illustres.
Chrétien-François Ier de Lamoignon Commanditaire des ailes en retour ajoutées en 1677.
Charles-François de Lamoignon Commanditaire des communs élevés en 1769.
Philippe Albert Joseph de Saulty Acquéreur du château en 1817, dit Pruvost de Saulty.
Henri et Achille Duchêne Paysagistes ayant peut-être rétabli les jardins à la française.

Origine et histoire du Château de Baville

Le domaine de Baville est un château de style Louis XIII situé principalement à Saint‑Chéron, une partie de son enclos s'étendant sur Breuillet et Breux‑Jouy (bois du Boulay, partie nord‑est du second parc), dans l'Essonne en Île‑de‑France. La terre de Basville fut achetée en 1559 par Charles de Lamoignon. Son fils Chrétien de Lamoignon, conseiller au Parlement de Paris, fit édifier l'actuel château entre 1625 et 1629. Les travaux furent conduits par Michel Villedo, maître‑maçon de Louis XIII en 1629, et représentent sa première construction connue pour un coût de 45 000 livres. Au Grand Siècle, le domaine accueille une société raffinée ; Guillaume Ier de Lamoignon, marquis de Basville, y reçoit et fréquente des personnalités telles que Racine, La Fontaine, Madame de Sévigné, saint Vincent de Paul et Bourdaloue, et Fléchier lui consacra une oraison funèbre. Boileau y composa plusieurs de ses œuvres. Deux ailes en retour furent ajoutées en 1677 pour Chrétien‑François Ier de Lamoignon, dans le respect du style originel. Les communs datent de 1769 et furent élevés pour Charles‑François de Lamoignon, respectant alors le parti initial devenu passablement suranné. La famille de Lamoignon conserva le domaine jusqu'en 1791. Le château fut ensuite acquis du marquis Rollin d'Ivry par Philippe Albert Joseph de Saulty, dit Pruvost de Saulty, receveur général du département de Seine‑et‑Oise et régent de la Banque de France en 1817, qui y mourut le 25 novembre 1833. L'aile gauche fut détruite au début du XIXe siècle et ses matériaux réemployés pour construire une orangerie derrière l'aile droite. Le château possédait une très riche bibliothèque, aujourd'hui conservée au British Museum (réf. nécessaire). En 1816, les jardins à la française furent transformés en jardins à l'anglaise, puis rétablis à la fin du XIXe siècle, peut‑être par Henri et Achille Duchêne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château servit d'internat au lycée Saint‑Louis‑de‑Gonzague. Il a également été utilisé comme lieu de tournage pour la série L'Internat, diffusée en 2009 sur M6. Le corps de logis principal, qui forme le fond de la cour d'honneur, comporte deux étages et plusieurs corps alignés, le corps central étant surmonté d'un fronton. Il est flanqué de deux ailes latérales, moins hautes, terminées par des pavillons en saillie. Les bâtiments présentent un chaînage en pierre blanche, des parements en brique rouge et une couverture en ardoises bleues. L'ensemble illustre le premier tiers du XVIIe siècle par la division en plusieurs corps et par le remplissage en brique d'une structure en pierre, le seul corps central étant entièrement en pierre. Le château, toutes ses dépendances, les deux parcs clos de murs et leurs fabriques (cad. A 82, 83, 107, 109 à 113) sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 22 octobre 1990.

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