Frise chronologique
1444
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle
1444 (≈ 1444)
Chapelle Saint-Julien dotée pour messes.
fin XVe siècle
Construction du logis initial
Construction du logis initial
fin XVe siècle (≈ 1595)
Logis seigneurial édifié à Fromentières.
début XVIIe siècle
Agrandissement du château
Agrandissement du château
début XVIIe siècle (≈ 1704)
Extension du bâtiment existant.
4e quart XIXe siècle
Restauration par Dussauze
Restauration par Dussauze
4e quart XIXe siècle (≈ 1987)
Ajout des communs et jardins.
19 août 2002
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
19 août 2002 (≈ 2002)
Protection des façades et jardins.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du logis et de tous les bâtiments de communs (maison du garde, boulangerie, bergerie, chenil, bûcher, orangerie, serre, ...) ; l'atelier de peintre avec son décor et l'écurie avec tous ses aménagements en totalité ; les jardins avec la "petite maison des enfants" et les murs de soutènement des terrasses au sud (cad. A 101, 103 à 105, 109) : inscription par arrêté du 19 août 2002
Personnages clés
| Jules Dussauze - Architecte |
Restaure le château au XIXe siècle. |
| Jeanne d’Arquenay - Fondatrice de la chapelle |
Dote la chapelle en 1444. |
| Jean-Baptiste-Hyacinthe-Marie du Tertre - Maréchal de camp et seigneur |
Vend le domaine en 1784. |
| Lucas de Baubigné - Premier seigneur connu |
Cité en 1253 comme propriétaire. |
Origine et histoire
Le château de Beaubigné, situé à Fromentières dans le département de la Mayenne, est un ancien logis seigneurial construit à la fin du XVe siècle. Il fut agrandi au début du XVIIe siècle, puis restauré au XIXe siècle par l'architecte Jules Dussauze. Ce dernier y ajouta des communs et dessina des jardins combinant un parterre « à la française » avec broderies de buis et topiaires d’ifs, ainsi qu’un parc paysager et un potager doté d’une serre et d’une orangerie. La chapelle Saint-Julien-le-Martyr et Saint-Antoine, édifiée en 1444, fut dotée pour trois messes hebdomadaires grâce aux dîmes de Méfremont.
La seigneurie de Beaubigné, relevant de Ruillé par Fromentières et dotée de haute justice, changea fréquemment de mains entre les XVe et XVIIIe siècles. Parmi ses seigneurs figurent les familles de Baubigné, d’Arquenay, d’Angennes, et du Tertre. En 1784, le maréchal de camp Jean-Baptiste-Hyacinthe-Marie du Tertre vendit le domaine à Marie-L. de Létendart, avant qu’il ne passe aux familles Préaux puis Vincent de Champorin au XIXe siècle. Le château, inscrit aux monuments historiques en 2002, conserve des écussons mutilés et une façade ornée de frontons aigus ou arrondis.
Le site domine la vallée de la Mayenne, sur l’axe routier entre Château-Gontier et Laval. Un moulin existait déjà sur la rivière au XVe siècle, et un signal de la carte d’état-major y fut installé à la fin du XIXe siècle. Les éléments protégés incluent les façades, toitures, communs (boulangerie, orangerie, etc.), un atelier de peintre décoré, et les jardins avec leurs terrasses et une « petite maison des enfants ». La chapelle, isolée, abritait des fondations religieuses comme celle de Jeanne d’Arquenay en 1457.