Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Beaufief à Mazeray en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Beaufief

    Le Bourg
    17400 Mazeray
Propriété privée
Crédit photo : C.nico.c - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Origines médiévales
1582
Premier seigneur attesté
1680
Vente aux Riveron
1768
Reconstruction par Perraudeau
1793
Saccage révolutionnaire
1973
Classement Monument Historique
1982
Coupe Sazerac
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures ; cheminée de la salle à manger du rez-de-chaussée ; rampe en fer forgé de l'escalier intérieur ; boiseries du salon du premier étage ; stucs de la chapelle (cad. B 988) : inscription par arrêté du 4 octobre 1973

Personnages clés

Jean d'Abillon - Premier seigneur attesté Échevin et maire de Saint-Jean-d’Angély en 1582.
François de Riveron - Propriétaire en 1680 Époux d’une héritière d’Abillon, sauve la seigneurie.
René-Joseph-Benoît Perraudeau - Reconstructeur du château Avocat et maire, achète Beaufief en 1768.
Joseph-Edouard Perraudeau de Beaufief - Créateur de Ronce-les-Bains Arrière-petit-fils, développe la station balnéaire.
Comte Jehan de la Tour de Geay - Restaurateur du XXe siècle Sauve le château de la ruine dans les années 1970.

Origine et histoire

Le château de Beaufief, situé à Mazeray en Charente-Maritime, trouve ses origines au XIIIe siècle, bien que les premières mentions écrites de sa seigneurie n’apparaissent qu’à l’époque d’Henri III (XVIe siècle). Le premier seigneur attesté, Jean d'Abillon, échevin puis maire de Saint-Jean-d'Angély en 1582, agrandit le domaine en acquérant une partie de la châtellenie du Cluzeau. La seigneurie reste dans sa descendance jusqu’au XVIIIe siècle, malgré des ventes successives liées à des difficultés financières, notamment en 1680, quand François de Riveron (époux d’une héritière d’Abillon) en devient propriétaire.

En 1768, René-Joseph-Benoît Perraudeau, avocat et futur maire de Saint-Jean-d'Angély, achète le domaine et reconstruit le château sur les fondations médiévales, en réutilisant les matériaux d’origine. Anobli par l’achat d’une charge de secrétaire du roi, il propulse sa famille dans l’aristocratie locale. Son arrière-petit-fils, Joseph-Edouard Perraudeau de Beaufief (1821-1908), se distingue au XIXe siècle comme créateur de la station balnéaire de Ronce-les-Bains. Le château reste dans la famille Perraudeau jusqu’en 1896, avant de passer aux Masson de La Sauzaye, puis d’être vendu en 1922 à Henri-Julien-Alexandre Laborde.

Sauvé de la ruine au XXe siècle par le comte Jehan de la Tour de Geay et son épouse, le château est restauré dans les années 1970-1980, valant à ses propriétaires la Coupe Sazerac (1982) et le prix Chefs-d’œuvre en péril (1984). Son architecture mêle un logis rococo à un parc à la française et une chapelle Louis XV. Les façades, la rampe en fer forgé, les boiseries et les stucs de la chapelle sont classés Monuments Historiques depuis 1973. Aujourd’hui, le château n’est pas ouvert à la visite.

Le domaine comprend aussi un pigeonnier du XVIIe siècle aux armoiries des Collincourt, un potager traditionnel clos de murs, et un parc à l’anglaise planté d’érables et de charmes. Les souterrains médiévaux, partant des caveaux du XIIIe siècle, reliaient autrefois le château à Saint-Jean-d’Angély. L’entrée historique était marquée par deux piliers ornés de lions, aujourd’hui disparus.

La famille Perraudeau marque profondément l’histoire du lieu : Pierre-Auguste Perraudeau (1701-1781), procureur et maire, est parfois cité comme propriétaire en 1763, bien que les archives confirment l’achat par son fils René-Joseph-Benoît. Leur descendance, comme Antonine-François-Auguste Perraudeau de Beaufief (1836-1896), perpétue l’héritage jusqu’à son extinction. Le château passe alors aux Masson de La Sauzaye, dont Marie-Pierre-Henry, mort pour la France en 1915.

Liens externes