Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification du château fort pour surveiller la région.
XVe siècle
Renforcement militaire
Renforcement militaire XVe siècle (≈ 1550)
Reconstruction partielle du mur d'enceinte et ajout de canonnières.
XVIe siècle
Modifications majeures
Modifications majeures XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout de tours et d'une fausse braie par Antoine de la Tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, avec ses enceintes et le sol compris dans ces enceintes (cad. A 643 à 645) : inscription par arrêté du 7 février 1994
Personnages clés
Antoine de la Tour
Propriétaire ayant modifié le château au XVIe siècle.
Origine et histoire du Château de Beaufort
Le château fort de Beaufort, situé à Goudet (Haute-Loire, Auvergne-Rhône-Alpes), domine la vallée de la Loire et le ruisseau de la Fouragette depuis un piton rocheux qui commande quatre vallées. Construit au XIIIe siècle pour surveiller et contrôler la région, il illustre l'adaptation d’un château féodal aux évolutions de la construction militaire, notamment à l’emploi de l’artillerie. Il a joué un rôle important pendant la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion, puis a été progressivement abandonné après la Révolution, ce qui l’a conduit à l’état de ruine au début du XIXe siècle; une dame de Beaufort y vivait encore au XVIIIe siècle. Jusqu’à la Révolution l’édifice portait le nom de château de Beaufort; il est aujourd’hui souvent désigné comme château de Goudet. L’ensemble est protégé par un mur d’enceinte, en partie reconstruit au XVe siècle, qui entourait la forteresse installée à mi-pente de la butte. Le plan primitif du château est carré; la cour était bordée au sud par un logis adossé. Au XVIe siècle, Antoine de la Tour fit ajouter une tour à l’angle nord‑ouest, une grosse tour en fer à cheval à l’angle sud‑ouest et une fausse braie dont subsistent le pan nord et une partie du pan sud avec tour d’angle. La tour du XVe siècle était renforcée intérieurement par un mur de doublure et percée d’archères et de canonnières. À l’intérieur de l’enceinte, seules quelques élévations se dressent encore; des vestiges au sol et enfouis laissent deviner les séparations des parties habitées, et au nord‑est subsistent les restes d’une salle voûtée et d’une cheminée. On voit également une citerne qui a souvent été, à tort, qualifiée d’oubliette, ainsi que des murs écroulés révélant partiellement le plan de l’édifice. Les dégradations tiennent moins à une destruction révolutionnaire systématique qu’au prélèvement et à la réutilisation des pierres de taille par les habitants pour d’autres constructions. Entre 2000 et 2005, des ateliers et des travaux de consolidation ont permis de créer un site permanent consacré aux techniques de construction médiévale — fresque, taille de pierre, ébénisterie, maçonnerie — faisant appel à une grue médiévale dite « cage à écureuil »; quelques ateliers temporaires y ont également eu lieu. Depuis 2008, le site est une propriété privée ouverte au public selon un calendrier actualisé chaque année.