Construction du château début XIVe siècle (vers 1310) (≈ 1404)
Forteresse édifiée par les Luxembourg-Ligny.
1430
Emprisonnement de Jeanne d'Arc
Emprisonnement de Jeanne d'Arc 1430 (≈ 1430)
Quatre mois de captivité avant livraison.
XVIe siècle
Conflits religieux
Conflits religieux XVIe siècle (≈ 1650)
Disputé entre catholiques et protestants.
1674
Démantèlement ordonné
Démantèlement ordonné 1674 (≈ 1674)
Sur décision de Louis XIV.
10 décembre 1920
Classement de la tour
Classement de la tour 10 décembre 1920 (≈ 1920)
Tour Jeanne d'Arc protégée.
4 juin 1937
Inscription des terrains
Inscription des terrains 4 juin 1937 (≈ 1937)
Ancien emplacement du château préservé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de guet dite Tour Jeanne d'Arc : classement par arrêté du 10 décembre 1920 ; Terrains sur lesquels s'élevait le château (cad. C 994 à 997, 1151, 1107, 1023 à 1026, 1047, 1048) : inscription par arrêté du 4 juin 1937
Personnages clés
Jean II de Luxembourg - Comte de Luxembourg-Ligny
Propriétaire ayant emprisonné Jeanne d'Arc.
Jeanne d'Arc - Héroïne de la guerre de Cent Ans
Prisonnière au château en 1430.
Louis XIV - Roi de France
Ordonna le démantèlement en 1674.
Origine et histoire du Château de Beaurevoir
Le château de Beaurevoir, cité dès le XIIe siècle, fut reconstruit au début du XIVe siècle par la famille des comtes de Luxembourg-Ligny. Situé à la frontière de l’Escaut, il joua un rôle stratégique dans les conflits régionaux. Son architecture mêle influences philippiennes et anglaises, avec un donjon cylindrique relié aux courtines, typique des forteresses médiévales.
En 1430, Jean II de Luxembourg y emprisonna Jeanne d'Arc pendant quatre mois avant de la livrer aux Anglais. Le château, passé sous contrôle royal, devint un enjeu entre catholiques et protestants au XVIe siècle, puis fut convoité par les Espagnols au XVIIe siècle. Louis XIV ordonna son démantèlement en 1674, ne laissant que des vestiges, dont la tour Jeanne d'Arc, classée Monument Historique en 1920.
Au XVIIIe siècle, le site appartint au marquis de Nesle. Après la Révolution, un particulier acquit les derniers vestiges, accélérant leur destruction. Aujourd’hui, il ne reste que la tour Jeanne d'Arc, des fossés profonds de 10 mètres et des traces de logis. Les souterrains, partiellement conservés, témoignent de l’importance défensive du château, décrit comme une « forteresse massive et bien tourellée » par le voyageur Dubuisson.
Le château illustre les principes architecturaux médiévaux, avec des mâchicoulis à console inspirés de Château-Gaillard et un donjon intégré aux remparts, similaire au château de Bouvreuil à Rouen. Son histoire reflète les tensions politiques et religieuses qui ont marqué la région des Hauts-de-France, entre royaume de France, Bourgogne et Flandre.