Origines de la seigneurie XIIIe siècle (≈ 1350)
Premières mentions de Bernâtre comme seigneurie.
XIVe et XVe siècles
Construction du château actuel
Construction du château actuel XIVe et XVe siècles (≈ 1550)
Période des vestiges encore visibles aujourd’hui.
1635
Incendie par les Espagnols
Incendie par les Espagnols 1635 (≈ 1635)
Destruction partielle, fin de son rôle militaire.
2 décembre 1998
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 2 décembre 1998 (≈ 1998)
Protection de la tour, courtine et sols archéologiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour-porte, tour d'angle cylindrique nord-ouest avec le pan de courtine adjacent, sols archéologiques de la cour castrale et de l'ancienne basse-cour, ainsi que les façades de l'ensemble des bâtiments de la ferme du château (cad. AB 42) : inscription par arrêté du 2 décembre 1998
Personnages clés
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Origine et histoire du Château de Bernâtre
Le château de Bernâtre trouve ses racines dans la seigneurie du même nom, dont les premières mentions remontent au XIIIe siècle. Les vestiges actuellement visibles datent principalement des XIVe et XVe siècles, période durant laquelle le château jouait un rôle défensif significatif. Ce monument, classé parmi les Monuments Historiques, illustre l'architecture castrale médiévale avec ses murs percés d'archères, les restes de sa chapelle et une tour cylindrique de trois étages, relativement bien préservée malgré les siècles.
Au XVIe siècle, le château subit des ravages, puis est incendié par les Espagnols en 1635 lors des conflits qui marquèrent la région. Après cet événement, il ne fut pas reconstruit, perdant son utilité militaire dans un contexte géopolitique changé. Les bâtiments agricoles qui l’entourent aujourd’hui, accolés à l’ancienne enceinte (ou baille), témoignent de sa transformation progressive en exploitation rurale. La cour castrale et la basse-cour, ainsi que des éléments comme la porte d’entrée et la tour d’angle, furent protégés par un arrêté d’inscription en 1998, soulignant leur valeur patrimoniale.
L’ensemble du site, incluant les façades des bâtiments de la ferme et les sols archéologiques, offre un aperçu tangible des mutations d’un château fort en un lieu de vie et de travail. La tour-porte et la courtine adjacente, caractéristiques des fortifications médiévales, rappellent son passé stratégique. Bien que partiellement en ruines, le château de Bernâtre reste un témoignage architectural des Hauts-de-France, entre héritage militaire et adaptation rurale.