Frise chronologique
16 vendémiaire an III (1794)
Vente des biens confisqués
Vente des biens confisqués
16 vendémiaire an III (1794) (≈ 3)
Description détaillée du château.
1445
Aveu d'Isabeau Fauresse
Aveu d'Isabeau Fauresse
1445 (≈ 1445)
Léon de Beaumont reconnaît ses droits.
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Forteresse médiévale avec douves et tours.
1625
Mariage Judith de Montgaillard et Joël Ancelin
Mariage Judith de Montgaillard et Joël Ancelin
1625 (≈ 1625)
Transmission du fief aux Ancelin.
11 juillet 1794
Exécution de Louis Ancelin
Exécution de Louis Ancelin
11 juillet 1794 (≈ 1794)
Guillotiné pendant la Révolution.
25 septembre 2012
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
25 septembre 2012 (≈ 2012)
Protection du logis et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château comprenant le logis et son assiette entourée de douves, les dépendances et la basse-cour, les anciens jardins et le canal, en totalité (cad. J 290 à 292) : inscription par arrêté du 25 septembre 2012
Personnages clés
| Guillaume de Beaumont - Seigneur de Rioux (1373-1412) |
Premier seigneur connu lié à Bernessard. |
| Léon de Beaumont - Seigneur recevant l'aveu en 1445 |
Reconnaît les droits d'Isabeau Fauresse. |
| Judith de Montgaillard - Héritière de Bernessard (1625) |
Épouse Joël Ancelin, transmet le fief. |
| Joël Ancelin - Seigneur de Bernessard (1625-1676) |
Fonde la lignée Ancelin sur place. |
| Louis Ancelin de La Garde - Lieutenant de vaisseau, guillotiné en 1794 |
Dernier seigneur avant confiscation. |
| Alexandrine de Morant - Épouse de Louis Ancelin |
Rachète le château après 1794. |
Origine et histoire
Le château de Bernessard, situé à Gémozac en Charente-Maritime, trouve ses origines au XVe siècle, bien que son histoire remonte au moins au XIVe siècle. À cette époque, le fief dépendait de Rioux, et Guillaume de Beaumont en était le seigneur entre 1373 et 1412. En 1445, Léon de Beaumont reçoit l'aveu d'Isabeau Fauresse pour les terres de Bernessard, et en 1463, Jacques de Pons renonce à ses droits sur le fief. Ces premières mentions révèlent une occupation seigneuriale ancienne, liée à des familles nobles locales comme les Beaumont et les Pons.
Au XVIIe siècle, le château passe entre les mains de la famille Ancelin, lorsque Judith de Montgaillard, fille de Geffroy de Montgaillard (seigneur de Bernessard et de La Touche), l’apporte en dot à son époux Joël Ancelin en 1625. Ce dernier, issu d’une lignée de gentilhommes proches de la cour, conserve le domaine jusqu’à la Révolution. Leur fils, Christophe Ancelin, né en 1632 dans la chapelle du château, fonde la branche des Ancelin de La Garde, qui marquera profondément l’histoire du lieu.
La Révolution française frappe durement la famille Ancelin de La Garde. Louis Ancelin, lieutenant de vaisseau et chevalier de Saint-Louis, est arrêté à Bernessard en 1794, transféré à la Conciergerie, puis guillotiné à Paris le 11 juillet de la même année. Ses biens, dont le château décrit comme une vaste demeure avec logis, dépendances, jardins et douves, sont confisqués et vendus. Alexandrine de Morant, son épouse, parvient cependant à racheter une partie du domaine, sauvant ainsi le château de la destruction.
Au XIXe siècle, le domaine reste dans la famille Ancelin jusqu’en 1968, date à laquelle il est vendu aux Montandon. Le château, qui conserve des éléments défensifs médiévaux (tours rondes, douves, courtines) et des aménagements des XVIIe et XIXe siècles (jardins, modifications architecturales), est inscrit aux monuments historiques en 2012. Aujourd’hui, il abrite un établissement d’aide par le travail, perpétuant son ancrage local.
L’architecture de Bernessard reflète son évolution : un quadrilatère médiéval ceint de douves, complété par une basse-cour et des jardins aménagés aux XVIIe et XIXe siècles. Les sources historiques, incluant des archives notariales et des procès-verbaux révolutionnaires, documentent précisément son occupation par les familles nobles et ses transformations, tout en soulignant son rôle de résidence seigneuriale puis de domaine agricole et social.