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Château de Beynac à Beynac-et-Cazenac en Dordogne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Beynac

    15 Rue Philippe Rossillon24220 Beynac-et-Cazenac
Propriété privée
Château de Beynac
Château de Beynac
Château de Beynac
Château de Beynac
Château de Beynac
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Château de Beynac
Château de Beynac
Château de Beynac
Château de Beynac
Château de Beynac
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Château de Beynac
Château de Beynac
Château de Beynac
Château de Beynac
Château de Beynac
Château de Beynac
Crédit photo : Manfred Heyde - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1147–1189
Mort d'Adhémar de Beynac
1194–1200
Possession de Mercadier
XIIe siècle
Construction initiale
1241–1379
Division de la seigneurie
XVIIe siècle
Rénovations intérieures
1944
Classement monument historique
1962
Achat par Lucien Grosso
1999
Légation à Albéric de Montgolfier
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Beynac y compris les murs d'enceinte et les terrasses (cad. A 1508, 1521 à 1524, 1526 à 1532, 1832, 1833) : classement par arrêté du 11 février 1944

Personnages clés

Adhémar de Beynac - Baron de Beynac (1147–1189) Croisé, mort sans héritier
Richard Cœur de Lion - Roi d'Angleterre (1189–1199) Offrit Beynac à Mercadier
Mercadier - Routier et seigneur (1194–1200) Assassiné à Bordeaux en 1200
Lucien Grosso - Propriétaire-restaurateur (1962–2008) Acheta et sauva le château
Denise Grosso - Épouse et restauratrice (jusqu'en 2016) Poursuivit l’œuvre de restauration
Albéric de Montgolfier - Sénateur et légataire (depuis 1999) Héritier désigné pour conservation

Origine et histoire du Château de Beynac

Le château de Beynac, édifié dès le XIIe siècle par les barons de Beynac, servait à contrôler la vallée de la Dordogne, frontière stratégique pendant la guerre de Cent Ans. Son donjon roman carré, flanqué de défenses côté plateau (double enceinte, barbacane), illustre son rôle militaire. La forteresse, restée française face au château anglais de Castelnaud, fut divisée entre deux branches familiales de 1241 à 1379, avant d’être réunifiée.

Au XVIIe siècle, les appartements furent embellis de boiseries, plafonds peints et une cheminée Renaissance sculptée de bucranes. La salle des États du Périgord accueillait la noblesse des quatre baronnies locales. Le château abritait aussi un oratoire du XVe siècle orné de fresques (Pietà, saint Christophe) et de tapisseries représentant des scènes seigneuriales. La famille de Beynac s’éteignit en 1753, transmettant le domaine aux Beaumont, qui le conservèrent jusqu’en 1961.

En 1962, Lucien Grosso, entrepreneur marseillais, acquit le château aux enchères pour 170 000 francs et entreprit sa restauration avec son épouse Denise. Sans héritier, ils léguèrent le site en 1999 à Albéric de Montgolfier, sénateur passionné de patrimoine. Classé monument historique en 1944, le château attire aujourd’hui 125 000 visiteurs annuels (2022) et a servi de décor à des films comme Jeanne d’Arc (1999) ou Le Dernier Duel (2020).

Architecturalement, le château allie austérité médiévale (donjon crénelé, à-pic de 150 m sur la Dordogne) et raffinements Renaissance. Le quadrilatère irrégulier, protégé par une double enceinte, inclut un bastion en éperon et des logis remaniés aux XVIe–XVIIe siècles. À proximité, un bâtiment rectangulaire à deux étages, peut-être un ancien présidial, intrigue par son appareil régulier au dernier niveau, suggérant une salle d’apparat.

Les défenses extérieures (poterne, tourelles, terrasses) et les communs complètent l’ensemble. Le site domine le bourg de Beynac-et-Cazenac, en Dordogne, dans le Périgord noir, région marquée par les rivalités franco-anglaises. Les fresques et tapisseries conservées offrent un témoignage rare de la vie seigneuriale et religieuse au Moyen Âge.

Liens externes

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