Frise chronologique
années 1760
Première mention de l'aile sud
Première mention de l'aile sud
années 1760 (≈ 1760)
Représentée sur un plan de route.
1780
Construction de l'aile nord
Construction de l'aile nord
1780 (≈ 1780)
Inclut une chapelle Saint-Jean-Baptiste.
1808
Maison du jardinier
Maison du jardinier
1808 (≈ 1808)
Construction datée précisément.
après 1837
Aménagement du parc romantique
Aménagement du parc romantique
après 1837 (≈ 1837)
Intègre pigeonniers et orangerie.
milieu du XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Édification pour Jean-Baptiste Thomassin de Bienville.
26 décembre 2001
Protection Monument Historique
Protection Monument Historique
26 décembre 2001 (≈ 2001)
Inscription des façades, toitures et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château, des communs, des dépendances et de la maison du jardinier ; le parc, y compris son mur de clôture ; le jardin potager, en totalité (cad. D 228, 230, 231, 424, 425, 1250, 1482, 1483, 1485, 1487) : inscription par arrêté du 26 décembre 2001
Personnages clés
| Jean-Baptiste Thomassin de Bienville - Propriétaire et commanditaire |
Fondateur du château, propriétaire des forges. |
Origine et histoire
Le château de Bienville fut construit au milieu du XVIIIe siècle pour Jean-Baptiste Thomassin de Bienville, propriétaire des forges locales. Le bâtiment principal, prolongé par deux ailes en retour, forme un plan en U. L’aile sud, la plus ancienne, apparaît déjà sur un plan de route des années 1760, tandis que l’aile nord, abritant une chapelle dédiée à Saint-Jean-Baptiste, est attestée dès 1780, marquant une seconde phase de construction au XVIIIe siècle. Le corps de logis conserve des éléments remarquables comme des cheminées en marbre et des lambris du XIXe siècle.
Le parc romantique, dessiné après 1837, illustre les canons paysagers du XIXe siècle. Il intègre deux pigeonniers (dont un transformé en orangerie), des dépendances, et un jardin-potager à l’ouest. La maison du jardinier, datée de 1808, complète cet ensemble. Les façades, toitures, communs, dépendances, parc (avec son mur de clôture) et jardin-potager sont protégés depuis 2001 par une inscription aux Monuments Historiques.
Le château reflète l’évolution architecturale et paysagère entre les XVIIIe et XIXe siècles, mêlant héritage industriel (forges de Thomassin de Bienville) et esthétique romantique. Son plan en U, typique des demeures seigneuriales, et ses aménagements ultérieurs (chapelle, parc) témoignent de son adaptation aux usages et goûts de ses propriétaires successifs.