4 Chem. d'Oigny, 21450 Billy-lès-Chanceaux, France
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1391
Première mention du fief
Première mention du fief 1391 (≈ 1391)
Bertrand de Chartres tient un fief à Billy.
1628
Construction initiale
Construction initiale 1628 (≈ 1628)
Édifié par Germain Porcherot, seigneur de Billy.
1763
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1763 (≈ 1763)
Chapelle Notre-Dame de la Compassion érigée.
milieu du XVIIIe siècle
Reconstruction après incendie
Reconstruction après incendie milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout de la ferme et de la chapelle.
XIXe siècle
Rénovations ultérieures
Rénovations ultérieures XIXe siècle (≈ 1865)
Bâtiment remanié à cette période.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Bertrand de Chartres - Chevalier et seigneur
Titulaire du fief de Billy en 1391.
Germain Porcherot - Seigneur de Billy
Constructeur du château en 1628.
Philippe II de Bourgogne - Duc de Bourgogne
Suzerain de Bertrand de Chartres en 1391.
Origine et histoire
Le château de Billy-lès-Chanceaux est un édifice imposant construit au XVIIIe siècle sur la commune de Billy-lès-Chanceaux, dans le département de la Côte-d'Or. Bien que le site soit mentionné dès 1391 comme fief de Bertrand de Chartres, tenant de Philippe II de Bourgogne, le bâtiment actuel ne date que de 1628, érigé par Germain Porcherot, seigneur local. Il fut reconstruit après un incendie au XVIIIe siècle, avec l’ajout d’une ferme et d’une chapelle dédiée à Notre-Dame de la Compassion en 1763, puis remanié au XIXe siècle.
La structure architecturale se compose de deux étages carrés et un étage de comble, construits en moellon de calcaire enduit. Les toits à longs pans, couverts de tuiles plates, abritent des combles à surcroît percés de jours circulaires. Le domaine conserve ses communs, un pigeonnier hexagonal remarquable, un étang et un parc, le tout précédé d’un portail en fer forgé qui adoucit la massivité de l’ensemble.
Le château, propriété privée, ne se visite pas. Son histoire reflète les transformations architecturales et sociales de la Bourgogne, depuis le Moyen Âge jusqu’aux réaménagements des XVIIIe et XIXe siècles. La chapelle de 1763 et les éléments agricoles intégrés témoignent de son rôle à la fois résidentiel, religieux et économique dans la région.
Le site s’inscrit dans le paysage des châteaux de Côte-d’Or, illustrant l’évolution des résidences seigneuriales en domaines polyvalents, combinant habitat noble, exploitation agricole et lieu de culte. Son pigeonnier hexagonal et son portail en fer forgé en font un exemple caractéristique de l’architecture rurale bourguignonne des Lumières.
L’incendie ayant précédé la reconstruction du XVIIIe siècle marque un tournant dans son histoire, avec l’intégration d’éléments fonctionnels comme la ferme et la chapelle. Ces ajouts soulignent l’adaptation des châteaux aux besoins pratiques de leurs propriétaires, tout en conservant une dimension symbolique et esthétique.