Propriété de la famille de Saulx 1607 (≈ 1607)
Château dépendant de l’abbaye de Bèze
1618-1648
Destruction pendant la guerre
Destruction pendant la guerre 1618-1648 (≈ 1633)
Saccage par les mercenaires de Gallas
avant 1782
Reconstruction du château
Reconstruction du château avant 1782 (≈ 1782)
Plan terrier archivé en Côte-d'Or
début des années 1900
Amputation du parc
Amputation du parc début des années 1900 (≈ 1900)
Construction du canal Marne-Saône
28 juillet 1988
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 28 juillet 1988 (≈ 1988)
Protection des façades et grilles
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château ; façades et toitures des communs ; grilles (cad. A 514) : inscription par arrêté du 28 juillet 1988
Personnages clés
Famille de Saulx - Propriétaire en 1607
Détentrice avant la destruction
Matthias Gallas - Chef des mercenaires
Responsable du saccage en 1618-1648
Origine et histoire du Château de Blagny-sur-Vingeanne
Le château de Blagny-sur-Vingeanne, situé en Côte-d'Or dans la région Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice du XVIIIe siècle bâti sur les vestiges d’un ancien château détruit pendant la guerre de Trente Ans (1618-1648). À l’origine, il était une dépendance de l’abbaye de Bèze et appartenait à la famille de Saulx en 1607. Les mercenaires de Matthias Gallas, ravageant la région, rasèrent le village et le château initial, nécessitant une reconstruction complète avant 1782, comme en témoigne un plan terrier conservé aux archives départementales.
Le château actuel, inscrit aux monuments historiques depuis 1988, se compose d’un logis central à trois travées, encadré de communs et ouvert sur une cour rectangulaire par un portail en fer forgé. Son architecture combine un rez-de-chaussée et un étage de comble, avec des façades ornées de faux bossages. Le parc, partiellement amputé au début des années 1900 lors de la construction du canal entre Champagne et Bourgogne (alors appelé canal de la Marne à la Saône), abritait aussi un colombier carré et un puits à margelle ronde, éléments caractéristiques des domaines seigneuriaux.
Les archives révèlent que le site était stratégiquement placé en bordure sud-est du village, à proximité du canal, soulignant son rôle à la fois résidentiel et économique. Les grilles, les toitures des communs et le château lui-même font l’objet d’une protection patrimoniale depuis l’arrêté de 1988. Bien que les sources ne précisent pas son usage actuel, son inscription et sa configuration suggèrent une vocation à la fois noble et agricole, typique des reconstructions post-guerre de Trente Ans en Bourgogne.