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Château de Blérancourt dans l'Aisne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style Classique
Aisne

Château de Blérancourt

    Place du Général Leclerc 
    02300 Blérancourt
Propriété de l'Etat ; propriété de la commune ; propriété privée
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
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Château de Blérancourt
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Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
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Château de Blérancourt
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Château de Blérancourt
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Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Crédit photo : Chatsam - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1595
Achat par Louis Potier de Gesvres
1612-1619
Construction du château
1661
Fondation d’un orphelinat
1782
Vente à Jean Joseph Grenet
1792
Démantèlement révolutionnaire
1917-1919
Quartier général du CARD
1924
Création du musée franco-américain
1938
Construction du pavillon des volontaires
2002
Classement final des vestiges
2017
Réouverture après rénovation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La porte d'entrée et les deux pavillons d'angle : classement par arrêté du 2 avril 1925 - La grande porte d'entrée et les façades et toitures des deux pavillons du XVIIIe siècle qui y sont accolés : classement par décret du 19 août 1932 - La porte en pierre dite porte du potager : classement par arrêté du 16 mai 1933 - Le pont, les douves et la terrasse du château, les murs de clôture des jardins qui entourent le château, les ruines des communs et les sols archéologiques (cad. A 495, 497 à 500, 502, 505, 506, 508, 509, 515, 518, 521, 522, 527, 528, 530, 531, 534, 535, 539, 545, 549 à 552, 554 à 556, 558, 559, 564, 1398, 1399, 1900, 1901) : inscription par arrêté du 28 septembre 2001, modifiée par arrêté du 1er février 2002

Personnages clés

Louis Potier de Gesvres - Secrétaire d’État et acquéreur Acheteur de la seigneurie en 1595.
Bernard Potier - Commanditaire du château Fait construire le château par Salomon de Brosse.
Salomon de Brosse - Architecte du château Conçoit le château entre 1612 et 1619.
Anne Morgan - Mécène et fondatrice du musée Achete les ruines en 1919 et crée le musée.
Jean Trouvelot - Architecte de la reconstruction Dirige les travaux à partir de 1924.
Yves Lion et Alan Levitt - Architectes modernes du musée Agrandissent le musée dans les années 1980-2010.

Origine et histoire

Le château de Blérancourt, situé dans l’Aisne, occupe un site médiéval dont des vestiges ont été mis au jour au début des années 2000. Au XVIe siècle, la seigneurie appartient à la famille Lanvin avant d’être acquise en 1595 par Louis Potier de Gesvres, secrétaire d’État sous Henri III et Henri IV. Son fils, Bernard Potier, fait construire entre 1612 et 1619 un nouveau château dessiné par l’architecte Salomon de Brosse, composé d’un corps de logis central et de deux pavillons élégants, annonciateurs des folies du XVIIIe siècle. Le domaine, entouré de fossés et accessible par un portail monumental, devient une résidence de campagne pour Bernard Potier et son épouse, Charlotte de Vieux-Pont.

En 1661, Bernard Potier fonde un orphelinat sur le domaine, dont subsistent partiellement les bâtiments. À sa mort en 1662, le château passe à sa nièce Anne Madeleine Potier, puis à sa grande-nièce Marie Jeanne Félicie Potier de Gesvres, toutes deux sans descendance. En 1782, le dernier duc de Gesvres vend le domaine à Jean Joseph Grenet, qui meurt en 1787. Sous la Révolution, le château est déclaré bien national, vendu et presque entièrement démoli, ne laissant en place que le grand portail et les deux pavillons.

Pendant la Première Guerre mondiale, les vestiges du château abritent le quartier général du Comité américain pour les régions dévastées (CARD), dirigé par Anne Morgan, une riche Américaine. Endommagé par les combats en 1918, le site est racheté par Anne Morgan en 1919. La reconstruction débute en 1924 sous la direction de l’architecte Jean Trouvelot, avec la création d’un musée dédié à la coopération franco-américaine. Entre 1928 et 1930, un nouveau bâtiment est érigé à l’emplacement de l’aile nord, suivi en 1938 par le pavillon des volontaires, symétrique, abritant des souvenirs de la Grande Guerre. Ces deux pavillons, initialement séparés, sont réunis lors de travaux d’agrandissement dans les années 2010.

Le musée franco-américain, créé en 1924 et donné à l’État français en 1929, présente des collections illustrant les relations transatlantiques depuis le XVIIIe siècle, organisées autour de cinq thèmes : l’amitié franco-américaine au XVIIIe siècle, les échanges artistiques, la Première Guerre mondiale, le fonds photographique Anne Morgan et les arts graphiques. Le site, entouré des jardins du Nouveau Monde créés en 1986, est classé monument historique par étapes entre 1925 et 2002. Les jardins, conçus par des paysagistes français et américains, rendent hommage aux soldats des deux guerres mondiales et mettent en valeur des espèces végétales nord-américaines.

Le château actuel, partiellement reconstruit, abrite toujours le musée national de la Coopération franco-américaine, labellisé Musée de France en 2002. Les collections, enrichies par des dons et des fonds documentaires, sont accessibles au public dans les pavillons historiques et les extensions modernes. Le domaine, marqué par son histoire mouvementée, symbolise aujourd’hui les liens culturels et historiques entre la France et les États-Unis, tout en préservant un patrimoine architectural et paysager remarquable.

Liens externes