Aveu à Pouancé 1406 (≈ 1406)
Jean d'Armaillé rend aveu au seigneur de Pouancé pour cette terre.
XIVe siècle
Propriété des Armaillé
Propriété des Armaillé XIVe siècle (≈ 1450)
La terre du Bois-Geslin appartient à la famille d'Armaillé.
1550
Siège de la seigneurie
Siège de la seigneurie 1550 (≈ 1550)
Le Bois-Geslin devient le siège de la seigneurie d'Armaillé.
1570
Reconstruction du château
Reconstruction du château 1570 (≈ 1570)
Jacques de la Forest commence les travaux de reconstruction du château.
1689
Date sur la lucarne
Date sur la lucarne 1689 (≈ 1689)
La lucarne centrale porte la date 1689.
Fin du XVIIe siècle
Réaménagement de la façade
Réaménagement de la façade Fin du XVIIe siècle (≈ 1795)
La façade nord est réaménagée et percée de fenêtres.
2 septembre 1991
Protection du château
Protection du château 2 septembre 1991 (≈ 1991)
Le château est protégé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (corps de logis) ; pigeonnier ; ailes de communs sur la cour d'entrée ; façades et toitures des autres bâtiments de communs (cad. C 266, 267, 268p, 269, 270) : inscription par arrêté du 2 septembre 1991
Personnages clés
Jean d'Armaillé
Seigneur ayant rendu aveu pour la terre du Bois-Geslin en 1406.
Jacques de la Forest
Conseiller au Parlement de Bretagne et reconstructeur du château.
Louis de Broglie
Propriétaire du château au XXe siècle.
Origine et histoire
Le château de Bois-Geslin est une ancienne demeure seigneuriale située à Armaillé, en Haut-Anjou (Maine-et-Loire). Reconstruit au XVIe siècle par Jacques de la Forest, nouveau seigneur d'Armaillé, il est protégé au titre des monuments historiques par l'arrêté du 2 septembre 1991 pour son corps de logis, son pigeonnier, les ailes de communs et les façades et toitures des autres communs. La terre du Bois-Geslin appartient à la famille d'Armaillé dès le XIVe siècle ; il pourrait exister antérieurement un château fort dont aucune trace ne subsiste. Jean d'Armaillé rend aveu au seigneur de Pouancé en 1406 pour cette terre et, en 1550, le Bois-Geslin devient le siège de la seigneurie d'Armaillé. La terre et la seigneurie sont vendues vers 1570 à Jacques de la Forest, avocat au présidial d'Angers, qui se fait appeler La Forest-Armaillé, devient conseiller au Parlement de Bretagne en 1576 et meurt en 1618. Les travaux de reconstruction semblent avoir commencé autour de 1570. À la fin du XVIIe siècle, la façade nord est réaménagée et percée de fenêtres ; la lucarne centrale porte la date 1689. Au XXe siècle, le château appartenait à Louis de Broglie. Le bâtiment s'élève le long de la Verzée, qui alimentait des douves. Il comprend un corps de logis central de plan rectangulaire, flanqué à l'est et à l'ouest de pavillons couverts en pavillons ; la façade antérieure est encadrée par deux tours circulaires et la façade postérieure par deux échauguettes, toutes coiffées de toitures coniques. Les élévations sont couronnées d'une corniche de dalles de schiste portée par des modillons en tuffeau taillés en quart-de-rond. La façade sud conserve des baies à croisées en grès bleu du XVIe siècle et plusieurs baies à accolades, peut‑être issues de remploi. Les tours sont percées de meurtrières et, au nord, comportent également des archères-canonnières. La façade antérieure, datée de la fin du XVIe siècle, est ordonnancée avec une élévation régulière de baies et de lucarnes alternant frontons cintrés et frontons triangulaires ; la porte d'entrée centrale est surmontée d'un fronton cintré. L'escalier principal est un escalier rampe-sur-rampe à mur-noyau avec marches en grès bleu ; au second étage, un escalier transversal permet d'accéder au pavillon est, tandis que le pavillon ouest est desservi par un escalier en vis hors-œuvre. Les cloisons intérieures sont en pans-de-bois hourdés en torchis et la charpente présente des fermes à chevrons-portant-fermes d'allure médiévale. Les communs se composent, au nord, de deux ailes de part et d'autre de la cour d'honneur et, au sud, de deux autres corps de bâtiments reliés au logis par un portail latéral dont seul le portail ouest subsiste. Un pigeonnier circulaire, comportant lui aussi des éléments défensifs, flanque l'aile est. L'ensemble des bâtiments a été récemment restauré.