Frise chronologique
1578
Construction du château
Construction du château
1578 (≈ 1578)
Édification du château de Boistissandeau.
31 janvier 1794
Massacre pendant la Terreur
Massacre pendant la Terreur
31 janvier 1794 (≈ 1794)
Assassinat de Marie Agathe d'Hillerin et ses filles.
1942
Transformation en noviciat
Transformation en noviciat
1942 (≈ 1942)
Utilisation par les Frères de Saint-Gabriel.
23 janvier 1958
Classement Monument historique
Classement Monument historique
23 janvier 1958 (≈ 1958)
Inscription des façades, toitures et jardins.
1970
Devenu maison de retraite
Devenu maison de retraite
1970 (≈ 1970)
Nouvelle vocation sociale du château.
juin 2003
Acquisition par le département
Acquisition par le département
juin 2003 (≈ 2003)
Rachat par la Vendée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château ; la cheminée Renaissance se trouvant dans le parloir ; les jardins d'agrément (cad. E 56, 57, 65) : inscription par arrêté du 23 janvier 1958
Personnages clés
| René-Antoine Ferchault de Réaumur - Savant et naturaliste |
Séjournait fréquemment au XVIIIe siècle. |
| Jean-Baptiste-Laurent d'Hillerin - Propriétaire et scientifique |
Hôte de Réaumur, figure locale. |
| Marie Agathe d'Hillerin - Châtelaine victime de la Terreur |
Assassinée en 1794 avec ses filles. |
| Henriette d'Hillerin - Fille de Marie Agathe |
Tuée lors du massacre. |
| Agathe d'Hillerin - Fille de Marie Agathe |
Tuée lors du massacre. |
Origine et histoire
Le château de Boistissandeau, situé aux Herbiers en Vendée, a été érigé en 1578. Sa façade distinctive est surmontée d’une grande poivrière en briques roses. Classé Monument historique depuis le 23 janvier 1958, il est aujourd’hui la propriété du département de la Vendée, acquis en juin 2003 après avoir appartenu aux Frères de Saint-Gabriel, qui y avaient installé une maison de retraite.
Au XVIIIe siècle, le château a accueilli le savant René-Antoine Ferchault de Réaumur, qui y séjournait fréquemment en compagnie de Jean-Baptiste-Laurent d'Hillerin, propriétaire et figure scientifique. Ce lieu fut aussi le théâtre d’un drame pendant la Terreur en Vendée : le 31 janvier 1794, la châtelaine Marie Agathe d'Hillerin et ses deux filles, Henriette et Agathe, furent assassinées par des hussards. Marie-Agathe fut traînée et massacrée à coups de sabre, tandis que ses filles furent abattues près des portes du château.
Après ces événements, le château devint un noviciat en 1942, puis une maison de retraite en 1970. Aujourd’hui, il abrite un centre d’hébergement unique en France pour personnes handicapées et leurs familles. Malgré des rénovations, des travaux restent nécessaires, notamment dans l’aile gauche. Les jardins et la cheminée Renaissance, inscrits aux Monuments historiques, témoignent de son riche passé.
Les sources historiques mentionnent également des références bibliographiques, comme les travaux du Frère M. Guillaume ou du chevalier de La Broise, qui documentent l’histoire du château. Celui-ci reste un symbole architectural et mémoriel de la Vendée, marqué par des périodes de violence et de résilience.