Reconstruction par les Pardailhan début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Passage d’une forteresse à un château classique.
XIXe siècle
Agrandissement et embellissement
Agrandissement et embellissement XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout des halls, orangerie et décors intérieurs.
15 juin 1976
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 15 juin 1976 (≈ 1976)
Protection des façades, toitures et décors.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; hall d'entrée, avec escalier à balustres en pierre ; escalier Louis XV avec sa rampe en fer forgé ; au rez-de-chaussée, la salle dite des Césars et la bibliothèque, avec leur décor (cad. AN 18) : inscription par arrêté du 15 juin 1976
Personnages clés
Famille de Pardailhan - Seigneurs reconstructeurs
Rebâtit le château au XVIIIe siècle.
Antoine de Melet - Développeur des dépendances
Crée distillerie et allée de cèdres.
Origine et histoire du Château de Bonas
Le château de Bonas, situé dans le Gers en Occitanie, trouve ses origines dans une lignée seigneuriale initialement vassale des rois d’Angleterre, puis des comtes d’Armagnac. La famille de Pardailhan entreprend sa reconstruction au début du XVIIIe siècle, marquant le passage d’une forteresse médiévale — dont subsiste la base du donjon dans les caves — à une résidence classique. L’édifice, de plan quadrangulaire, est érigé directement sur le rocher, intégrant les vestiges féodaux à une architecture plus moderne.
Au XIXe siècle, le château est agrandi et embelli dans un style classique, tandis qu’Antoine de Melet développe les dépendances, incluant une distillerie et des communs encadrant une allée de cèdres. La terrasse, soutenue par une orangerie voûtée en berceau, et les intérieurs — escalier Louis XIV, halls à portiques, boiseries Louis XV et panneaux peints — témoignent de cette évolution architecturale et décorative.
L’ensemble, classé Monument Historique en 1976 pour ses façades, toitures, et décors intérieurs (escalier Louis XV, salle des Césars, bibliothèque), illustre la transition entre héritage médiéval et raffinement des siècles classiques. Le parc et les caves, où affleure le rocher, rappellent l’implantation stratégique originelle, tandis que les aménagements du XIXe siècle reflètent l’adaptation aux goûts de l’époque.