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Château de Bonnetable (également sur commune de Bonnetable) à Bonnétable dans la Sarthe

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de Bonnetable (également sur commune de Bonnetable)

    23 Rue du Maréchal Leclerc
    72110 Briosne-lès-Sables
Propriété privée
Château de Bonnétable
Château de Bonnétable
Château de Bonnétable
Château de Bonnétable
Château de Bonnétable
Château de Bonnétable
Crédit photo : Davitof - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1800
1900
2000
XIIe siècle (1170)
Première attestation
1420-1422
Ruine pendant la guerre
1476
Reconstruction débutée
1832
Création de la faïencerie
années 1880
Rénovation néo-gothique
29 novembre 1991
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (hormis le pavillon Nord 1880) , communs, parc et potager (avec l'éolienne Bollée) et murs de clôture (cad. AI 1 à 3 ; AK 455, 499 ; E1 38 ; E2 86, 87) : inscription par arrêté du 29 novembre 1991

Personnages clés

Jean d’Harcourt - Seigneur et reconstructeur Lance les travaux en 1476.
Mathurin Delandelle - Maître d’œuvre Dirige la reconstruction (1476).
Henri Parent - Architecte Rénovation néo-gothique (années 1880).
Sosthène II de La Rochefoucauld - Commanditaire des travaux Duc de Doudeauville, modernise le château.
Pauline Hortense d’Albert de Luynes - Propriétaire et mécène Fonde la faïencerie en 1832.

Origine et histoire

Le château de Bonnétable, situé à cheval sur les communes de Bonnétable et Briosne-lès-Sables dans la Sarthe (Pays de la Loire), trouve ses origines au XIIe siècle sous le nom de Malétable. Attesté en 1170, ce château-fort appartenait à la famille de Rotrou et comportait un donjon, des murs et des douves, entourés d’une forêt de mille arpents. Ruiné pendant la guerre de Cent Ans (occupation anglaise en 1420-1422), il est reconstruit à partir de 1476 par Jean d’Harcourt, sous l’autorisation de Louis XI. Mathurin Delandelle, maître d’œuvre, dirige les travaux prévoyant un édifice de 110 pieds carrés avec tours d’angle, chapelle ardosée, et mâchicoulis en pierre de taille.

La seigneurie passe ensuite aux familles Coesmes, Bourbon-Soissons, puis d’Albert de Luynes au XVIIIe siècle. Peu habité, le château perd ses douves, comblées à cette époque. Sous la Révolution, il reste propriété de Louis Joseph Charles Amable d’Albert de Luynes, non émigré, avant d’être transmis à sa fille, Pauline Hortense, duchesse de Montmorency, morte sur place en 1858. Une description de 1836 par la duchesse de Dino évoque un « vieux manoir à grosses tourelles, solide et peu orné », entouré d’une forêt où une faïencerie employait 68 personnes.

Vers 1880, Sosthène II de La Rochefoucauld, duc de Doudeauville, confie à l’architecte Henri Parent une rénovation majeure dans un style néo-gothique : percements d’ouvertures, ajout de tourelles, bow-windows, et décors intérieurs symboliques (Mélusine, devises familiales). Les paysagistes Bühler redessinent alors le parc, recreusent les douves, et créent une pièce d’eau. En 1908, la salle à manger est enrichie de tapisseries de Beauvais, et la chapelle ornée de médaillons religieux. La faïencerie, fondée en 1832, ferme en 1912.

Le domaine, incluant communs, parc, potager, éolienne Bollée et enceinte, est inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 29 novembre 1991. Traversé par le Tripoulin (affluent de l’Orne saosnoise), il est bordé par des voies historiques comme la route départementale 301. Les descendants des La Rochefoucauld en conservent la propriété jusqu’à la fin du XXe siècle.

Liens externes