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Château de Bostfranchet dans le Puy-de-Dôme

Château de Bostfranchet

    3 Bostfranchet
    63840 Saillant

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Première occupation
1636
Mariage d’Antoine de Beaufranchet
9 octobre 1641
Vente à Jean Calemard
1803
Vente post-Révolution
1883-1894
Destruction partielle
1895
Rachat par les Beaufranchet
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Antoine de Beaufranchet - Propriétaire et vendeur Vend le château en 1641.
Bonne Rochette - Épouse d’Antoine Apporte le fief d’Ayat.
Jean Calemard - Acquéreur en 1641 Procureur à Viverols.
Pierre Pourrat-Mathias - Propriétaire et maire Avocat et député, achète en 1805.
Jean Missonnier - Dernier propriétaire intact Démantèle le château après 1826.
Amable de Beaufranchet - Ancêtre du général Desaix Lignée liée au château.

Origine et histoire

Le château de Bostfranchet, aussi appelé château de Beaufranchet, est un édifice fortifié situé à Saillant, dans le Puy-de-Dôme. Son nom provient de « bost » (bois) et « francha » (exempt de charges), reflétant son origine médiévale. Occupé dès le XIIe siècle par la famille Pelet, originaire du Narbonnais, il devient le berceau de la lignée de Beaufranchet. Une gentilhommière y est renforcée sous Charles Ier, duc de Bourbon et d'Auvergne, avec des murailles, des tours, des créneaux et des fossés.

Le bâtiment comportait deux étages, deux tours et deux échauguettes sur le mur Est. Le rez-de-chaussée abritait une cave voûtée à l’Ouest et une cuisine à l’Est, tandis que l’étage noble comprenait deux pièces avec cheminées, dont une ornée d’un blason aujourd’hui disparu. En 1636, Antoine de Beaufranchet, marié à Bonne Rochette, vend le château en 1641 à Jean Calemard, procureur à Viverols, pour 12 000 livres. La propriété passe ensuite à la famille de la Roue jusqu’à la Révolution, période durant laquelle il est confisqué puis restitué.

Au XIXe siècle, le château change plusieurs fois de mains. En 1805, Pierre Pourrat-Mathias, avocat et maire d’Ambert, en devient propriétaire avant de le revendre partiellement en 1821. Jean Missonnier acquiert la majorité des terres en 1826 et finit par démanteler le château pour ses pierres entre 1883 et 1894. En 1895, les descendants de Beaufranchet rachètent les ruines et la ferme adjacente, qu’ils conservent jusqu’en 2020. Aujourd’hui, il ne reste qu’une tour en ruine et une ferme construite à l’emplacement de l’ancien château.

Parmi les vestiges notables, un vieux puits en pierre dans la cour centrale porte encore les traces du blason de la famille de Beaufranchet. Le site conserve ainsi une mémoire fragmentaire de son passé médiéval et de son rôle dans l’histoire locale, notamment comme berceau du général Desaix, descendant d’Amable de Beaufranchet. Les archives et photographies anciennes, comme celles de Félix Thiollier (1860-1870), attestent de son architecture disparue.

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