Construction du château vers 1745 (≈ 1745)
Remplace un édifice en ruine depuis le XVe.
An XI (1802-1803)
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire An XI (1802-1803) (≈ 1803)
Acquis par Bouzie de Champvans.
24 avril 1998
Classement monument historique
Classement monument historique 24 avril 1998 (≈ 1998)
Inscription du logis, écuries et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Corps de logis en totalité ; anciennes écuries et ferme (façades et toitures) ; fabrique dite grotte, en totalité ; parc, murs de clôtures et grilles (cad. C 1147, 1148, 62, 57, 1011) : inscription par arrêté du 24 avril 1998
Personnages clés
Claude Antoine d'Hennezel - Commanditaire
Fait construire le château vers 1745.
Claude Damien Gardaire - Architecte-sculpteur
Auteur des plans et statues.
Antoine Eléonore Bouzie de Champvans - Propriétaire (An XI)
Acquiert le château en 1802-1803.
Origine et histoire du Château de Boult
Le château de Boult, situé dans la commune de Boult en Haute-Saône (Bourgogne-Franche-Comté), est un édifice du XVIIIe siècle construit vers 1745. Il remplace un bâtiment plus ancien, déjà en ruine au XVe siècle. Le logis, de plan rectangulaire avec des pavillons aux extrémités, conserve des éléments décoratifs d’époque comme des lambris en chêne et un escalier orné de statues attribuées à l’architecte-sculpteur Claude Damien Gardaire. Précédé de terrasses côté village, il s’ouvre sur une cour encadrée par des écuries et une basse-cour incluant ferme et pigeonnier.
Le château a été commandé par Claude Antoine d’Hennezel selon les plans de Gardaire, puis a changé de propriétaires au fil des siècles : Antoine Balthazar Tinseau (fin XVIIIe), Antoine Eléonore Bouzie de Champvans (An XI), JB Faurie de Vienne (1818-1834), et les familles Dufournel puis de Perthuis après 1861. Le parc, ceint d’une allée ombragée, abrite une fabrique ou grotte décorée de mosaïques, similaire à celle du château d’Ollans. L’ensemble, inscrit aux monuments historiques en 1998, comprend le logis, les écuries, la grotte et le parc.
L’édifice illustre l’architecture résidentielle aristocratique du XVIIIe siècle en Franche-Comté, mêlant fonctionnalité agricole (ferme, écuries) et esthétisme (décors intérieurs, parc paysager). Bien que non ouvert à la visite, il témoigne du patrimoine local, marqué par des campagnes de travaux visibles dans ses décors intérieurs. Sa localisation sur un tertre, face à l’église du village, souligne son importance symbolique dans le paysage rural de l’époque.