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Château de Bourdemare à Manneville-la-Goupil en Seine-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Bourdemare

    666-704 Chemin des Perdrix
    76110 Manneville-la-Goupil
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1585
Anoblissement de Guillaume des Pommares
1589
Saisie des biens
XVIIIe siècle
Restitution aux héritiers
années 1970
Acquisition par le docteur Bleynie
10 décembre 2003
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château comprenant le logis en totalité et son assiette foncière, y compris les talus et les alignements (cad. A 330, 477, 478) : inscription par arrêté du 10 décembre 2003

Personnages clés

Guillaume des Pommares - Constructeur présumé et noble militaire Anobli en 1585, perd ses biens.
Jean de Clercy - Suzerain de Guillaume des Pommares Tué en duel en 1589.
Docteur Bleynie - Propriétaire à partir des années 1970 Acquiert le domaine après les héritiers.

Origine et histoire

Le manoir de Bourdemare est une demeure de la fin du XVIe siècle, située dans le hameau éponyme de la commune de Manneville-la-Goupil, en Seine-Maritime. Construit en brique et pierre, il se compose d’un corps central flanqué de deux pavillons d’angle, avec un troisième pavillon abritant un escalier. Son architecture reflète la transition entre le manoir médiéval et le château classique, caractéristique d’une noblesse militaire de l’époque. Le domaine, entouré d’un clos-masure et de talus plantés, inclut également d’anciens bâtiments de ferme, témoignant de son évolution en exploitation agricole au XVIIIe siècle.

Selon les sources, le manoir aurait été bâti par Guillaume des Pommares, anobli en 1585 pour faits d’armes. Quatre ans plus tard, ses biens furent saisis après qu’il eut tué en duel Jean de Clercy, son suzerain. Les héritiers de Guillaume, devenus avocats au Parlement de Paris puis conseillers au Parlement de Normandie, récupérèrent les biens au XVIIIe siècle et les conservèrent jusqu’aux années 1970. Le domaine fut alors acquis par le docteur Bleynie, marquant une nouvelle phase de son histoire.

Le manoir est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 10 décembre 2003, protégeant ainsi son logis, son assiette foncière, ses talus et ses alignements. La distribution intérieure, avec son vestibule transversal et ses salles à cheminée, ainsi que sa charpente d’origine, illustrent un plan manorial classique. Ce site incarne à la fois l’héritage architectural de la Renaissance normande et les mutations sociales de la noblesse rurale entre le XVIe et le XVIIIe siècle.

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