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Château de Bourguignon-sous-Montbavin dans l'Aisne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Bourguignon-sous-Montbavin

  • Le Bourg
  • 02000 Bourguignon-sous-Montbavin
Crédit photo : Phinou - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
02000 Bourguignon-sous-Montbavin, Le Bourg

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1810
Acquisition initiale
1818
Construction des communs
1828-1835
Construction du château actuel
1836
Transmission familiale
1922
Construction de la chapelle
7 juin 2004
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château (façades et toitures) , le parc, le portail, le mur de clôture et la chapelle en totalité (cad. AB 66 à 68) : inscription par arrêté du 7 juin 2004

Personnages clés

Jeanne-Rose Boilletot - Propriétaire et commanditaire Agrandit la propriété en 1810.
Mme Boilletot mère - Commanditaire du château Fait construire le château (1828-1835).
Jean-Baptiste Lambert, chevalier de Barive - Second époux de Jeanne-Rose Ancien garde du corps de Louis XVIII.
Comte de Hennezel d’Ormois - Dernier propriétaire notable Maire de Bourguignon et érudit local.
Marguerite Lenoir des Ardonnes - Inspiratrice de la chapelle Comtesse honorée par la chapelle (1922).

Origine et histoire du Château de Bourguignon-sous-Montbavin

Le château de Bourguignon-sous-Montbavin, situé dans le département de l’Aisne, est une ancienne maison de plaisance construite entre 1828 et 1835 dans un style néo-palladien. Il fut érigé à l’initiative de Jeanne-Rose Boilletot, issue de la bourgeoisie rémoise et laonnoise, sur les fondations d’un vendangeoir du XVIIe siècle. Le domaine, initialement plus vaste, fut partiellement réduit par la construction d’une route au XIXe siècle. Les communs, datés de 1818, et le portail du XVIIIe siècle, vestige de l’ancien vendangeoir, subsistent encore aujourd’hui.

Le château, de plan quadrangulaire en pierre calcaire, présente des façades symétriques à cinq travées et quatre niveaux, inspirées des villas italiennes. Ses intérieurs, bien que partiellement dépouillés, conservent des lambris peints et un escalier en fer forgé. Le parc, aménagé à l’ouest, abrite des essences remarquables comme un tulipier de Virginie et un hêtre pourpre, tandis qu’une chapelle néo-romane, construite en 1922, honore la mémoire des anciens propriétaires.

Classé monument historique en 2004, le château illustre l’architecture des résidences secondaires de la bourgeoisie laonnoise aux XVIIIe et XIXe siècles. Son parc, son portail du XVIIIe siècle, ses communs et sa chapelle font partie des éléments protégés. Le site reflète l’évolution des goûts aristocratiques et bourgeois, mêlant héritage viticole et influence des villas italiennes, dans un cadre campagnard préservé.

La propriété passa entre les mains de plusieurs familles bourgeoises, dont les Ponssin, les Barive et les Hennezel d’Ormois, ce dernier étant un érudit local et maire de Bourguignon. Les caves, sur deux niveaux, témoignent des vestiges du vendangeoir originel, tandis que le cadran solaire, restauré en 1923, et les vitraux de la chapelle ajoutent à son caractère patrimonial.

Aujourd’hui, le château et ses dépendances, dont les communs transformés en gîtes ruraux, offrent un exemple préservé de l’art de vivre bourgeois du XIXe siècle. Son inscription à l’inventaire des monuments historiques souligne son importance architecturale et paysagère, ainsi que son rôle dans l’histoire locale de la région des Hauts-de-France.

Le site, bien que de dimensions modestes, se distingue par son architecture harmonieuse et son parc arboré, reflétant les aspirations romantiques de ses propriétaires. La chapelle, dédiée à sainte Madeleine, et les plaques commémoratives rappellent les grandes familles ayant marqué son histoire, tout en soulignant son ancrage dans le patrimoine rural aisnois.

Liens externes

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