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Château de Bréon-Subert en Mayenne

Mayenne

Château de Bréon-Subert

    1 Breon
    53200 Daon

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1229
Première mention écrite
1406
Aveu féodal
1443
Reconstruction de la chapelle
1666
Réparations imposées au prieuré
1729
Messe dominicale au château
1769
Description détaillée du domaine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Guillaume de Sens - Chevalier donateur Offre une rente au prieuré en 1239.
Mathurin de Montallais - Seigneur de Bréon-Subert (1533) S’engage à construire un logis pour le prieur.
Charlotte Arthaud - Veuve du seigneur de Daon (1725) Obtient une sentence pour les messes au château.
Seigneur de Daon (1443) - Commanditaire de la reconstruction Demande la réédification de la chapelle détruite.

Origine et histoire

Le château de Bréon-Subert, mentionné dès 1229 sous le nom Capella de bosco de Breilensubert, était un fief vassal du château d’Angers. Situé à 2,5 km au nord de Daon, sur les bords de la Mayenne, son nom dérive du ruisseau Bert, affluent voisin. Le domaine comprenait un hébergement fortifié, des jardins clos, et 26 hommées de prés le long de la rivière, comme le décrit l’aveu de 1406. Le surnom Sur-Bert (ou Bréon-Subert) reflète cette proximité géographique avec le ruisseau.

Au XVe siècle, le château abritait une chapelle seigneuriale, in manerio domini temporalis, et un prieuré dédié à Saint-Blaise, dépendant de l’abbaye de la Roë. En 1443, le seigneur de Daon demanda aux religieux de reconstruire la chapelle du Pont-à-l’Abbé, détruite pendant la guerre de Cent Ans. Le domaine s’étendait sur deux métairies (Haut et Bas-Bréon) et le Bois-aux-Fées, couvrant environ 100 journaux. Les seigneurs de Bréon-Subert, aussi seigneurs de Daon, ne devaient à Angers qu’un aveu symbolique : un bouzon empenné de plumes d’aigle, lié de fil d’or.

En 1769, le châtelain décrivait un ensemble comprenant pavillons, chapelle privée, écuries, terrasses et fossés, le tout couvrant deux septrées. La chapelle domestique, objet de tensions avec le prieuré, accueillait une messe dominicale depuis 1729, après une sentence de l’official. Un corps de garde pour la gabelle était également présent sur le site. Les archives mentionnent aussi des réparations imposées au prieuré en 1666, soulignant les liens étroits entre pouvoir seigneurial et religieux.

Les noms du château ont évolué au fil des siècles : Breilemsubert (1406), Bréon sur Bert (1445), ou Brion-Surbert (1769), reflétant des transformations linguistiques et administratives. Le site, marqué par des aveux successifs et des conflits de prérogatives religieuses, illustre les dynamiques féodales et ecclésiastiques en Anjou-Maine. Les sources proviennent principalement des chartriers de l’abbaye de la Roë et des registres paroissiaux de Daon.

Liens externes