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Château de Bressey-sur-Tille en Côte-d'or

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château de Bressey-sur-Tille

    Le Bourg
    21560 Bressey-sur-Tille
Propriété privée
Château de Bressey-sur-Tille
Château de Bressey-sur-Tille
Château de Bressey-sur-Tille
Crédit photo : Arangardis - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1755
Première extension par Jean-François Lemulier
1786-1788
Transformation par Jean Caristie
1789-1799
Réquisition révolutionnaire
2e moitié du XVIIIe siècle
Construction et agrandissements
10 février 1992
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château, y compris le pavillon d'entrée, la porte de l'allée de Dijon avec sa grille et le sol des parcelles C 14 à 16, 18 à 20, 24 (cad. C 14 à 20, 24) : classement par arrêté du 10 février 1992

Personnages clés

Jean-François Lemulier - Conseiller au Parlement de Bourgogne Commanditaire de l’extension en 1755.
Jean Lemulier - Propriétaire et mécène Fait transformer le château (1786-1788).
Jean Caristie - Architecte milanais Conçoit la façade néoclassique en 1786.
Jérôme Marlet - Sculpteur et ébéniste Auteur des boiseries du Grand-Salon.
Président de Brosses - Magistrat (attribution supposée) Plans initiaux selon la tradition orale.

Origine et histoire

Le château de Bressey-sur-Tille est une ancienne résidence seigneuriale construite au XVIIIe siècle sur les fondations d’une forteresse féodale, dans la commune éponyme de Côte-d’Or. Il illustre l’évolution architecturale de l’époque, avec une façade orientale de style Louis XIV agrandie en 1786 par une façade néoclassique inspirée de Palladio, conçue par l’architecte milanais Jean Caristie. Les archives conservent les plans et devis de ces travaux, tandis que le Grand-Salon abrite des boiseries sculptées par Jérôme Marlet, artisan ayant également œuvré au Parlement de Bourgogne.

À l’origine, le domaine appartenait aux sires de Bressey, puis aux familles de Champlitte-Pontailler et Lemulier de Quercize. En 1755, Jean-François Lemulier, conseiller au Parlement de Bourgogne, entreprend une première extension du château. Son fils, Jean Lemulier, fait appel à Jean Caristie entre 1786 et 1788 pour doubler sa largeur et réorienter la façade vers Dijon, lui donnant son aspect actuel. Sous la Révolution, le château est réquisitionné comme bien national, mais la famille Lemulier parvient à le récupérer et à le transmettre à ses descendants.

Le domaine s’étend autour d’un parc à la française, structuré par des allées cavalières, des canaux et des parterres de buis. L’entrée, marquée par une grille en fer forgé, est encadrée de deux pavillons (l’Orangerie et les Écuries). Le château, ses dépendances et son parc sont classés Monuments historiques le 10 février 1992. Les propriétaires successifs incluent les familles de Pradier d’Agrain, de Rivière, et actuellement les familles de Rivière, de Boissieu, Dumas de Mascarel, Duguet et de Bouillé.

La structure du château, de plan rectangulaire, combine un étage de soubassement, un rez-de-chaussée et un étage-attique sous une toiture en ardoise à croupes. La façade ouest présente un portique toscan supportant une corniche saillante, tandis que la façade est, plus ancienne, conserve des éléments de style Louis XIV. Les matériaux utilisés incluent la pierre calcaire sculptée et le moellon enduit. Une chapelle en béton, ajoutée au XXe siècle, complète l’ensemble.

Les sources historiques mentionnent des liens avec le Président de Brosses pour les plans initiaux et Jérôme Marlet pour les boiseries. Le château, symbole de l’influence parlementaire bourguignonne, incarne aussi les bouleversements de la Révolution, ayant échappé à la vente définitive comme bien national. Aujourd’hui, il reste un témoignage architectural et paysager majeur de la Bourgogne du XVIIIe siècle.

Liens externes