Début de la construction 1715 (≈ 1715)
Début possible de la construction du domaine selon certaines sources.
1730-1732
Dates gravées
Dates gravées 1730-1732 (≈ 1731)
Une cheminée et la grille du parc portent les dates 1730 et 1732.
1er juillet 1991
Inscription partielle
Inscription partielle 1er juillet 1991 (≈ 1991)
Inscription de certaines parties du domaine au titre des monuments historiques.
2 octobre 1992
Classement définitif
Classement définitif 2 octobre 1992 (≈ 1992)
Classement des façades et toitures de l’ensemble des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité, à l'exclusion des aménagements fonctionnels contemporains et des parties classées ; la cour d'honneur avec les douves sèches, soit l'emprise foncière des parcelles A 174 et 176 ; les jardins avec l'ensemble des éléments subsistants de la clôture (piliers, murs, saut-de-loup) , soit l'emprise foncière des parcelles A 157, 162 à 166 ; l'avenue plantée, soit l'emprise foncière des parcelles A 213 et 214 et, en partie, 429, 221, 217 à 219 et 226 (cad. A 157, 162 à 166, 173, 174, 176, 213, 214, 217 à 219, 221, 226, 429, 449) : inscription par arrêté du 1er juillet 1991 - les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments des communs et du château (cad. A 173, 449, 174) : classement par arrêté du 2 octobre 1992
Personnages clés
Albert-Louis Asselin
Conseiller du roi Louis XV et commanditaire du domaine.
Armand Thomas Hue
Marquis de Miromesnil, garde des Sceaux de 1774 à 1787 et gendre d'Albert-Louis Asselin.
Alain-Xavier de Chavagnac
Acquéreur du domaine en 1989.
Origine et histoire du Château de Bretteville
Le domaine de Bretteville, situé à Bretteville-Saint-Laurent en Seine‑Maritime, est une demeure du XVIIIe siècle élevée pour Albert‑Louis Asselin, conseiller du roi Louis XV. Les sources signalent des datations diverses situant sa construction dans la première moitié du XVIIIe siècle, certaines indiquant même le début du deuxième quart ou la date vers 1715 ; d’après l’abbé Cochet, une cheminée et la grille du parc portent les dates 1730 et 1732. La fille d’Asselin épousa Armand Thomas Hue, marquis de Miromesnil, qui fut garde des Sceaux de 1774 à 1787. Le domaine, conservé dans sa quasi‑totalité quant à la composition générale et aux élévations, est précédé d’une avenue bordée d’une triple rangée d’arbres et comprend une cour d’honneur limitée par des douves sèches ainsi que des jardins prolongés dans l’axe par un saut‑de‑loup. L’élévation principale se compose d’un corps de logis rectangulaire flanqué de deux ailes en pavillon formant des décrochements sur les façades ; l’ensemble est clos de murs. Au nord subsiste l’ancienne chapelle, devenue église paroissiale ; au sud, une aile de service et un bâtiment des offices ouvrent sur la cour des communs. L’édifice est construit en grès et en briques roses. Par alliances et successions, la propriété passa notamment aux familles Duhamel de Bretteville, Hue de Miromesnil, Le Bret de Flacourt, de La Motte‑Ango de Flers et Le Compasseur Créqui‑Montfort de Courtivron, puis fut acquise en 1989 par Alain‑Xavier de Chavagnac ; les enfants et leur mère Françoise sont aujourd’hui propriétaires. Au titre des monuments historiques, le château dans son ensemble (à l’exclusion des aménagements fonctionnels contemporains et des parties classées), la cour d’honneur avec ses douves sèches, les jardins et leurs éléments de clôture (piliers, murs, saut‑de‑loup) ainsi que l’avenue plantée ont été inscrits par arrêté le 1er juillet 1991, et les façades et toitures de l’ensemble des bâtiments des communs et du château ont été classées par arrêté le 2 octobre 1992.