Chapelle primitive XVIe siècle (≈ 1650)
Mentionnée avant son abandon.
1777-1791
Début de la construction
Début de la construction 1777-1791 (≈ 1784)
Pour Charles-Guillaume Drouin.
1795
Achèvement du château
Achèvement du château 1795 (≈ 1795)
Sous Jeanne de Garisson.
21 mai 1969
Première protection
Première protection 21 mai 1969 (≈ 1969)
Façades et toitures inscrites.
18 septembre 2012
Extension de la protection
Extension de la protection 18 septembre 2012 (≈ 2012)
Salons intérieurs et communs inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château ; au rez-de-chaussée, le salon octogonal et le salon d'hiver attenant ; au premier étage, la chambre avec alcôve, avec son cabinet de toilette ; la cour d'honneur avec ses grilles et ses murs de clôture ; les façades et toitures des deux communs, à l'exception du bâtiment de l'appentis (cad. 293 AP 353) : inscription par arrêté du 18 septembre 2012
Personnages clés
Charles-Guillaume Drouin - Commanditaire initial
Lance la construction entre 1777-1791.
Jeanne de Garisson - Commanditaire final
Achève le château vers 1795.
Origine et histoire
Le château de Briacé, situé à Saumur en Maine-et-Loire, est une demeure de plaisance construite dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il remplace un manoir médiéval édifié dès le XIe siècle sur une motte féodale, appelé la Motte de Maulévrier, qui dépendait de la seigneurie du Toureil. Ce premier édifice, remanié au fil des siècles, fut détruit à la fin du XVIIIe siècle pour laisser place à un château de style classique, comprenant un logis central, deux ailes de communs encadrant une cour nord, et des dépendances agricoles à l’est. Le parc s’étend au sud du logis, selon une disposition caractéristique des résidences aristocratiques de l’époque.
La construction du nouveau château débuta entre 1777 et 1791 pour Charles-Guillaume Drouin, puis fut achevée vers 1795 par Jeanne de Garisson. La façade sur jardin évoque celle de l’hôtel de la Besnardière à Angers, bien qu’aucune source ne confirme formellement l’attribution à l’architecte Bernard Bardoul de la Bigottière. À l’intérieur, le château conserve des décors, huisseries et menuiseries d’origine, tandis que la chapelle primitive, mentionnée dès le XVIe siècle mais abandonnée au XVIIe, fut remplacée par la chapelle Saint-Joseph du Chapeau. Les façades, toitures, et certains salons intérieurs sont protégés au titre des monuments historiques depuis 1969 et 2012.
Le domaine illustre l’évolution des résidences seigneuriales en Anjou, passant d’une forteresse médiévale à une maison de plaisance du siècle des Lumières. La seigneurie de Briacé, attestée depuis le Moyen Âge, reflète les transformations sociales et architecturales de la région, marquées par l’abandon progressif des édifices défensifs au profit de demeures plus confortables et esthétiques. La disposition des communs et du parc, ainsi que la présence d’une ferme intégrée, témoignent d’une organisation rationnelle du domaine, typique des propriétés aristocratiques de l’époque.