Frise chronologique
1770
Construction du château
Construction du château
1770 (≈ 1770)
Édifié par Pierre Jacques Joseph de Brigode.
1815
Halte de Louis XVIII
Halte de Louis XVIII
1815 (≈ 1815)
Fuite vers la Belgique pendant les Cent-Jours.
Années 1960
Démolition partielle
Démolition partielle
Années 1960 (≈ 1960)
Remplacé par un domaine résidentiel.
XXe siècle (années 1940)
Hébergement de personnalités
Hébergement de personnalités
XXe siècle (années 1940) (≈ 2007)
George VI et Göring pendant la Seconde Guerre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Pierre Jacques Joseph de Brigode - Constructeur du château |
Commanditaire en 1770. |
| Romain-Joseph de Brigode - Propriétaire et aménageur |
Créa le parc à l'anglaise. |
| Louis XVIII - Roi de France |
Y fit halte en 1815. |
| Comte Arthur de Montalembert - Propriétaire ultérieur |
Acquéreur du château après les Brigode. |
| George VI - Roi du Royaume-Uni |
Hébergé pendant la Seconde Guerre. |
| Hermann Göring - Dignitaire nazi |
Séjourné au château en 1940. |
Origine et histoire
Le château de Brigode, aussi nommé château du comte de Montalembert, fut édifié au XVIIIe siècle dans le village d’Annappes (aujourd’hui Villeneuve-d'Ascq). Construit en 1770 par Pierre Jacques Joseph de Brigode, il fut agrémenté plus tard d’un parc à l’anglaise par son fils, Romain-Joseph de Brigode. Ce domaine devint un lieu de passage notable : en 1815, le roi Louis XVIII y fit halte lors de sa fuite vers la Belgique pendant les Cent-Jours.
Au XIXe siècle, le château changea de propriétaire et appartint au comte Arthur de Montalembert. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il accueillit des figures historiques comme le roi George VI du Royaume-Uni et Hermann Göring. Malgré son prestige, le château fut en grande partie démoli dans les années 1960 pour laisser place à un domaine résidentiel.
Aujourd’hui, seuls les communs de 1820 persistent, intégrés au golf de Brigode. Le parc, classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, témoigne de ce patrimoine disparus. Les vestiges rappellent son rôle dans l’histoire locale et européenne, entre architecture aristocratique et événements géopolitiques.